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LES DÉPORTÉS MAGHRÉBINS EN NOUVELLE-CALÉDONIE ET LA CULTURE DU PALMIER DATTIER (1864 à nos jours)
de Mélica OUENNOUGHI
L’ouvrage se présente comme une recherche interdisciplinaire et transversale. L’auteur analyse la situation des descendants de Maghrébins en Nouvelle-Calédonie dont les ancêtres ont été déportés à la suite des insurrections algériennes et le ralliement d’autres clans tunisiens et marocains.
Durant les années 1860, la France met en place un essai de colonisation pénale qui deviendra le centre pénitencier de Bourail.
Cette enquête réalisée sur le terrain et l’ensemble de la mémoire orale exposés sont confrontés avec de nombreuses sources écrites. Notamment, des listes généalogiques des déportés, des listes des mariages mixtes qui ont donné quelques milliers d’hommes et de femmes calédoniens formant la descendance aujourd’hui, des listes d’attribution des lots de terre visant à utiliser les déportés en tant que concessionnaires pour la mise en valeur de l’île et aussi des sources relatives aux insurrections algériennes elles-mêmes.
De plus, l’auteur suit également l’Histoire de ce lien entre le Maghreb ancien et la Nouvelle -Calédonie, grâce au fil conducteur que constitue l’introduction par les déportés de la culture du palmier dattier. La reconstruction identitaire d’une communauté maghrébine dans les pays d’Outre-mer ne pouvait être compréhensible, qu’après avoir reconstitué les étapes anthropologiques de leur histoire sociale, religieuse, économique et botanique. La formation de palmeraies pour souder la communauté ainsi que les effets au niveau de techniques et de l’outillage, nous révèlent l’existence d’un héritage almoravide berbère qui prend son origine en Espagne médiévale (XIe siècle), dont l’auteur analyse les modes de diffusion permettant de suivre les mouvements migratoires des groupes humains.
La rencontre entre savoir faire traditionnel et savoir faire moderne, l’étude de différents types de dattes, ouvrent des perspectives très intéressantes, aussi bien pour les agronomes et historiens professionnels, que pour les recherches généalogiques des familles.
L’auteur est enseignant-chercheur à l’Université Paris VIII, où elle donne ses enseignements autour de l’histoire de la déportation algérienne, maghrébine dont elle a initié les étudiants. De nombreuses publications ont été élaborées par le chercheur.
Secrétariat Groupe de recherche d’anthropologie transversale Université Paris VIII / Institut Maghreb-Europe. Pour tout contact journalistique ou autre : gpnc@voila.fr
Auteur : Docteur M. Ouennoughi. Historienne, Anthropologue et ethnobotaniste. Maître de conférences. Université Paris VIII / IRD / Nouméa.
Collab. INRAT et INRAA.
L’ouvrage fait référence à une première thèse universitaire de l’Université Paris VIII et l’Université de Nouméa, inscrite en 1998 au fichier national des thèses national de Paris, et finalisée en Avril 2004.
Préface de Pierre-Philippe Rey:
Histoires et perspectives méditerranéennes ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION HISTOIRE MAGHREB, MONDE ARABE, MOYEN ORIENT OCÉAN PACIFIQUE Algérie Maroc Nouvelle Calédonie Tunisie
L'auteur analyse la situation des descendants de Maghrébins en Nouvelle-Calédonie dont les ancêtres ont été déportés à la suite des insurrections algériennes et le ralliement d'autres clans tunisiens et marocains. De plus, l'auteur suit également l'histoire de ce lien entre le Maghreb ancien et la Nouvelle-Calédonie, grâce au fil conducteur que constitue l'introduction par les déportés de la culture du palmier dattier. Un éclairage sur la complexité historique de la colonisation française en Algérie puis en Nouvelle-Calédonie.
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