Campagne d'évangélisation en kabylie

Le phenomene qui inquiete!

Modérateur: amusniw

Campagne d'évangélisation en kabylie

Messagede mbibany » Jeu Juin 23, 2005 10:54

Campagne d’évangélisation en Kabylie

Mal-vivre et incompétence des imams mis à l’index
.

par Saïd Tissegouine

** L’évangélisation, qui touche certains de nos jeunes à travers les régions du pays, trouverait son explication dans l’incapacité des imams à développer un discours pouvant répondre à leurs attentes, estime un religieux de Tizi Ouzou.

** Pour leur part, sociologues et psychologues s’accordent à dire que la décennie noire et le mal-vivre n’ont pas été sans incidences au plan spirituel sur ces jeunes, ce qui les a amenés, à tort ou à raison, à chercher refuge ailleurs que dans… l’islam.

Il est reconnu à présent que la campagne de prosélytisme de type évangélique bat son plein en Kabylie, plus particulièrement dans la wilaya de Tizi Ouzou. Même si aucune statistique n’est encore établie sur ces Algériens ayant cessé de se reconnaître dans l’islam, il n’en demeure pas moins que leur nombre est déjà important et ne cesse de croître.

Il est même permis d’affirmer, sans risque de se tromper, qu’aucun village ni famille de Kabylie n’est épargné par ce phénomène de «reniement» de l’islam. De nombreux avis reconnaissent que la campagne d’évangélisation en Algérie ne date que depuis les premières années de la décennie noire.

Qu’est-ce qui pousse ces Algériens à renier l’islam pour embrasser le christianisme ? Les prosélytes que nous avons approchés donnent presque la même réponse même si les arguments mis en avant diffèrent des uns aux autres. Tous reconnaissent que depuis la découverte de la chrétienneté «leurs tourments ont disparu d’où la découverte de leur équilibre mental».

** Certains prosélytes tombent même dans l’islamophobie. Même le monde catholique est rejeté, voire haï par ces prosélytes se réclamant protestants. En effet, les catholiques sont taxés d’»égarés». Selon un tout nouveau adepte que nous avons approché lundi dernier à Tizi Ouzou, «le pêché des catholiques est la reconnaissance et la vénération de Marie alors que nous autres, vrais chrétiens, nous reconnaissons Jésus-Christ comme le fils de Dieu».

Cependant, les responsables de ces prosélytes refusent de parler à la presse sous prétexte que celle-ci «déforme délibérément» leurs propos. De son côté, l’imam de la mosquée de la Nouvelle-ville, M. Nourreddine K., situe les causes du délaissement de l’islam au profit du christianisme dans deux facteurs essentiels : le premier est la crise économique qui a frappé de plein fouet la jeunesse algérienne, d’où son désarroi conjugué à la panique, le second est l’incompétence de bon nombre de nos imams.

«Ces derniers, selon notre interlocuteur, n’ont jamais su développer un discours devant répondre aux attentes et aux besoins urgents de nos jeunes». Et parallèlement à ces deux causes citées, cheikh Nourreddine K. affirme que cette campagne d’évangélisation commanditée de l’extérieur a pour finalité des objectifs politiques.

De son côté, M. Mechouek Abdelkader, sociologue et chercheur, considère que la crise économique que connaît l’Algérie depuis presque 20 ans n’est absolument pour rien dans ce phénomène de prosélytisme. M. Mechouek affirme d’une façon catégorique que «l’homme de notre époque, où la modernité fait ses étalages, ne peut plus répondre aux exigences de l’islam et se trouve contraint d’aller chercher refuge dans une autre religion.» «L’Algérien en général et le Kabyle en particulier, ajoute notre interlocuteur, ont toujours recherché dans le cadre de la vie quotidienne la facilité».

Comme 3e facteur pouvant être à l’origine du phénomène, le chercheur cite des considérations d’ordre psycho-sociologique qui font que l’individu subit l’influence du milieu dont le schéma se traduit par «l’action et la réaction». Le degré d’influence, précise notre interlocuteur, dépend aussi de la nature des gênes de l’individu.

Pour sa part, Mme Farès F., psychologue, pense que la crise économique a engendré des souffrances. «Et l’homme, dit-elle, a toujours besoin d’une religion pour y trouver refuge.» L’islam et le christianisme peuvent-ils cohabiter ? Il est certainement tôt pour donner une réponse définitive à cette question.

Toutefois, certains thèmes exigent des débats. C’est le cas du mariage, du décès, de la gestion des cimetières, de l’exercice de certaines fonctions d’Etat, des religions, etc. Mariage, décès et cimetières, les autres répercussions sociales L’espace géographique, le milieu professionnel, les us et coutumes, la culture, la langue et tant d’autres facteurs favorisent les contacts entre les jeunes, garçons et filles.

Mais qu’en est-il de leur union s’ils sont de religion différente ? S’il est permis à l’homme musulman de se marier à une non musulmane, qu’en est-il pour la femme musulmane ? L’imam de la mosquée de la Nouvelle-ville est catégorique : «Le mariage d’une musulmane avec un non musulman est interdit».

Cet avis est partagé par M. Bouizeri Saïd, professeur de droit à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Ce spécialiste en droit civil et en droit musulman ajoute que même le musulman désirant se marier à une non musulmane est tenu par l’obligation de respecter scrupuleusement la religion de son conjoint.

Pour sa part, Belaïd, un chrétien de naissance, reste convaincu qu’un couple séparé par des confessions religieuses ne peut vivre en harmonie. L’imam de la mosquée de la Nouvelle-ville affirme, sans ambages, qu’un non musulman n’a aucunement le droit d’être enterré dans un cimetière musulman.

** Cependant, le professeur Saïd Bouizeri, qui partage également ce principe, s’interroge alors sur la solution à apporter puisque maintenant chaque village contient en son sein au moins une dizaine de citoyens chrétiens ? Il y a quelques années, selon le professeur Bouizeri, un chrétien d’un village de Boghni a été enterré au cimetière du village parce que «les habitants ont fait preuve de tolérance».

Par contre, M. Lounès Zidane, spécialiste en droit international et en droits de l’homme déclare que la gestion du cimetière relève de l’autorité stricte du président d’APC. De ce fait, cet universitaire nous renvoie à l’article 75 du code communal lequel stipule : «…Assurer la police des funérailles et cimetières conformément aux coutumes et suivant les différents cultes et pourvoir d’urgence à ce que toute personne décédée soit inhumée décemment et sans distinction de culte et de croyance.» M. Zidane reconnaît cependant le caractère ambigu du code communal puisque l’article 71 stipule : «Le président d’APC doit, dans le cadre des lois et règlements en vigueur, prendre toutes les dispositions nécessaires et toutes les mesures préventives pour assurer la sécurité des personnes et des biens des lieux publics où peut se produire tout accident, sinistre ou incident […].» La tolérance comme rempart En décortiquant cet article, on s’aperçoit que le P/APC a le droit d’interdire l’enterrement d’un chrétien dans le cimetière musulman de sa circonscription si cela pouvait provoquer des incidents.

M. Zidane Lounès ne se sent pas désarmé pour autant «car, dit-il, l’Algérie a signé et ratifié au cours de l’année 1966 deux pactes internationaux relatifs aux droits civils, politiques, sociaux et économiques qui interdisent toute discrimination sur la base d’appartenance religieuse.» «Or, précise-t-il, en cas de contradiction entre une disposition d’une loi nationale et une clause d’une convention signée et ratifiée, la priorité est accordée au texte conventionnel.» En somme, si un éventuel problème peut se produire entre les communautés musulmane et chrétienne, il pourrait trouver sa solution dans les textes.

Mais d’après le Dr Farès F., la meilleure garantie de paix et d’équilibre n’est autre que la tolérance. L’Etat algérien est-il partial à l’endroit des religions existantes dans notre pays ? Non répondent nos différents interlocuteurs musulmans, questionnés par-ci et par-là, «dès lors que le peuple algérien est reconnu musulman».

En effet, l’article 2 de la Constitution consacre l’islam comme religion d’Etat. Son article 36 stipule, quant à lui, que «la liberté de conscience et la liberté d’opinion sont inviolables». Autre question soulevée par nos interlocuteurs : Comment assurer l’équilibre psychologique des enfants des couples chrétiens ? Selon le professeur Saïd Bouizeri, il existe une possibilité de les orienter vers des écoles privées où leur éducation religieuse sera en complémentarité avec celle de leurs parents.

Par contre le Dr Farès F. estime que l’équilibre psychologique de l’enfant dépend de la manière dont son éducation est assurée. «Si l’enfant est accepté comme tel par son environnement, il ne risque aucune perturbation». Et le psychologue revient encore une fois sur le rôle prépondérant de la tolérance.

Pour revenir à ces prosélytes, cheikh Nourreddine K. ne s’est pas montré tendre puisqu’il considère qu’ils ne sont pas chrétiens à part entière. «Ce sont plutôt des apostats ou même des renégats», explique-t-il. «Et par conséquent, estime-t-il, ces prosélytes n’ont aucun droit d’être associés à des décisions d’importance».

De leur côté, les protestants connus comme tels depuis longtemps, dénient le droit à ces prosélytes de parler au nom du protestantisme «car, indiquent-ils, ce ne sont que des membres de sectes et leurs messages ne relèvent aucunement du religieux».

Comme solution à ce phénomène d’»évangélisation», l’imam de la mosquée de la Nouvelle-ville prône l’idjtihad «car dans notre pays, déclare-t-il, c’est l’islam qui a de l’avenir». Il cite le calife Omar Ibn-El-Khattab : «C’est par l’islam que notre nation (musulmane) est chérie par Dieu !» Quant au professeur Saïd Bouizeri, il pense que le meilleur barrage qui puisse être dressé contre ce phénomène est la mobilisation de la société et l’intervention de l’élite pour assurer l’encadrement de la société».

Du côté des directions des affaires religieuses (DAR) et de la réglementation et des affaires générales (DRAG) de la wilaya, c’est le silence total. En effet, le DRAG a refusé carrément de nous recevoir sous prétexte que le sujet ne la concerne pas.

Ce qui est faux puisque l’agrément devant permettre la fonctionnalité des associations religieuses est délivré par le DRAG. Il en a été de même pour le directeur des Affaires religieuses.
S. T. Le jeune Independant 23/06/2005
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Re: Campagne d'évangélisation en kabylie

Messagede Enigma » Dim Sep 24, 2006 11:07

Mon opinion?

Tout ce qui peut sortir la Kabylie des ténèbres islamiques est le bienvenu.

Amen!


mbibany a écrit:Campagne d’évangélisation en Kabylie

Mal-vivre et incompétence des imams mis à l’index
.

par Saïd Tissegouine

** L’évangélisation, qui touche certains de nos jeunes à travers les régions du pays, trouverait son explication dans l’incapacité des imams à développer un discours pouvant répondre à leurs attentes, estime un religieux de Tizi Ouzou.

** Pour leur part, sociologues et psychologues s’accordent à dire que la décennie noire et le mal-vivre n’ont pas été sans incidences au plan spirituel sur ces jeunes, ce qui les a amenés, à tort ou à raison, à chercher refuge ailleurs que dans… l’islam.

Il est reconnu à présent que la campagne de prosélytisme de type évangélique bat son plein en Kabylie, plus particulièrement dans la wilaya de Tizi Ouzou. Même si aucune statistique n’est encore établie sur ces Algériens ayant cessé de se reconnaître dans l’islam, il n’en demeure pas moins que leur nombre est déjà important et ne cesse de croître.

Il est même permis d’affirmer, sans risque de se tromper, qu’aucun village ni famille de Kabylie n’est épargné par ce phénomène de «reniement» de l’islam. De nombreux avis reconnaissent que la campagne d’évangélisation en Algérie ne date que depuis les premières années de la décennie noire.

Qu’est-ce qui pousse ces Algériens à renier l’islam pour embrasser le christianisme ? Les prosélytes que nous avons approchés donnent presque la même réponse même si les arguments mis en avant diffèrent des uns aux autres. Tous reconnaissent que depuis la découverte de la chrétienneté «leurs tourments ont disparu d’où la découverte de leur équilibre mental».

** Certains prosélytes tombent même dans l’islamophobie. Même le monde catholique est rejeté, voire haï par ces prosélytes se réclamant protestants. En effet, les catholiques sont taxés d’»égarés». Selon un tout nouveau adepte que nous avons approché lundi dernier à Tizi Ouzou, «le pêché des catholiques est la reconnaissance et la vénération de Marie alors que nous autres, vrais chrétiens, nous reconnaissons Jésus-Christ comme le fils de Dieu».

Cependant, les responsables de ces prosélytes refusent de parler à la presse sous prétexte que celle-ci «déforme délibérément» leurs propos. De son côté, l’imam de la mosquée de la Nouvelle-ville, M. Nourreddine K., situe les causes du délaissement de l’islam au profit du christianisme dans deux facteurs essentiels : le premier est la crise économique qui a frappé de plein fouet la jeunesse algérienne, d’où son désarroi conjugué à la panique, le second est l’incompétence de bon nombre de nos imams.

«Ces derniers, selon notre interlocuteur, n’ont jamais su développer un discours devant répondre aux attentes et aux besoins urgents de nos jeunes». Et parallèlement à ces deux causes citées, cheikh Nourreddine K. affirme que cette campagne d’évangélisation commanditée de l’extérieur a pour finalité des objectifs politiques.

De son côté, M. Mechouek Abdelkader, sociologue et chercheur, considère que la crise économique que connaît l’Algérie depuis presque 20 ans n’est absolument pour rien dans ce phénomène de prosélytisme. M. Mechouek affirme d’une façon catégorique que «l’homme de notre époque, où la modernité fait ses étalages, ne peut plus répondre aux exigences de l’islam et se trouve contraint d’aller chercher refuge dans une autre religion.» «L’Algérien en général et le Kabyle en particulier, ajoute notre interlocuteur, ont toujours recherché dans le cadre de la vie quotidienne la facilité».

Comme 3e facteur pouvant être à l’origine du phénomène, le chercheur cite des considérations d’ordre psycho-sociologique qui font que l’individu subit l’influence du milieu dont le schéma se traduit par «l’action et la réaction». Le degré d’influence, précise notre interlocuteur, dépend aussi de la nature des gênes de l’individu.

Pour sa part, Mme Farès F., psychologue, pense que la crise économique a engendré des souffrances. «Et l’homme, dit-elle, a toujours besoin d’une religion pour y trouver refuge.» L’islam et le christianisme peuvent-ils cohabiter ? Il est certainement tôt pour donner une réponse définitive à cette question.

Toutefois, certains thèmes exigent des débats. C’est le cas du mariage, du décès, de la gestion des cimetières, de l’exercice de certaines fonctions d’Etat, des religions, etc. Mariage, décès et cimetières, les autres répercussions sociales L’espace géographique, le milieu professionnel, les us et coutumes, la culture, la langue et tant d’autres facteurs favorisent les contacts entre les jeunes, garçons et filles.

Mais qu’en est-il de leur union s’ils sont de religion différente ? S’il est permis à l’homme musulman de se marier à une non musulmane, qu’en est-il pour la femme musulmane ? L’imam de la mosquée de la Nouvelle-ville est catégorique : «Le mariage d’une musulmane avec un non musulman est interdit».

Cet avis est partagé par M. Bouizeri Saïd, professeur de droit à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Ce spécialiste en droit civil et en droit musulman ajoute que même le musulman désirant se marier à une non musulmane est tenu par l’obligation de respecter scrupuleusement la religion de son conjoint.

Pour sa part, Belaïd, un chrétien de naissance, reste convaincu qu’un couple séparé par des confessions religieuses ne peut vivre en harmonie. L’imam de la mosquée de la Nouvelle-ville affirme, sans ambages, qu’un non musulman n’a aucunement le droit d’être enterré dans un cimetière musulman.

** Cependant, le professeur Saïd Bouizeri, qui partage également ce principe, s’interroge alors sur la solution à apporter puisque maintenant chaque village contient en son sein au moins une dizaine de citoyens chrétiens ? Il y a quelques années, selon le professeur Bouizeri, un chrétien d’un village de Boghni a été enterré au cimetière du village parce que «les habitants ont fait preuve de tolérance».

Par contre, M. Lounès Zidane, spécialiste en droit international et en droits de l’homme déclare que la gestion du cimetière relève de l’autorité stricte du président d’APC. De ce fait, cet universitaire nous renvoie à l’article 75 du code communal lequel stipule : «…Assurer la police des funérailles et cimetières conformément aux coutumes et suivant les différents cultes et pourvoir d’urgence à ce que toute personne décédée soit inhumée décemment et sans distinction de culte et de croyance.» M. Zidane reconnaît cependant le caractère ambigu du code communal puisque l’article 71 stipule : «Le président d’APC doit, dans le cadre des lois et règlements en vigueur, prendre toutes les dispositions nécessaires et toutes les mesures préventives pour assurer la sécurité des personnes et des biens des lieux publics où peut se produire tout accident, sinistre ou incident […].» La tolérance comme rempart En décortiquant cet article, on s’aperçoit que le P/APC a le droit d’interdire l’enterrement d’un chrétien dans le cimetière musulman de sa circonscription si cela pouvait provoquer des incidents.

M. Zidane Lounès ne se sent pas désarmé pour autant «car, dit-il, l’Algérie a signé et ratifié au cours de l’année 1966 deux pactes internationaux relatifs aux droits civils, politiques, sociaux et économiques qui interdisent toute discrimination sur la base d’appartenance religieuse.» «Or, précise-t-il, en cas de contradiction entre une disposition d’une loi nationale et une clause d’une convention signée et ratifiée, la priorité est accordée au texte conventionnel.» En somme, si un éventuel problème peut se produire entre les communautés musulmane et chrétienne, il pourrait trouver sa solution dans les textes.

Mais d’après le Dr Farès F., la meilleure garantie de paix et d’équilibre n’est autre que la tolérance. L’Etat algérien est-il partial à l’endroit des religions existantes dans notre pays ? Non répondent nos différents interlocuteurs musulmans, questionnés par-ci et par-là, «dès lors que le peuple algérien est reconnu musulman».

En effet, l’article 2 de la Constitution consacre l’islam comme religion d’Etat. Son article 36 stipule, quant à lui, que «la liberté de conscience et la liberté d’opinion sont inviolables». Autre question soulevée par nos interlocuteurs : Comment assurer l’équilibre psychologique des enfants des couples chrétiens ? Selon le professeur Saïd Bouizeri, il existe une possibilité de les orienter vers des écoles privées où leur éducation religieuse sera en complémentarité avec celle de leurs parents.

Par contre le Dr Farès F. estime que l’équilibre psychologique de l’enfant dépend de la manière dont son éducation est assurée. «Si l’enfant est accepté comme tel par son environnement, il ne risque aucune perturbation». Et le psychologue revient encore une fois sur le rôle prépondérant de la tolérance.

Pour revenir à ces prosélytes, cheikh Nourreddine K. ne s’est pas montré tendre puisqu’il considère qu’ils ne sont pas chrétiens à part entière. «Ce sont plutôt des apostats ou même des renégats», explique-t-il. «Et par conséquent, estime-t-il, ces prosélytes n’ont aucun droit d’être associés à des décisions d’importance».

De leur côté, les protestants connus comme tels depuis longtemps, dénient le droit à ces prosélytes de parler au nom du protestantisme «car, indiquent-ils, ce ne sont que des membres de sectes et leurs messages ne relèvent aucunement du religieux».

Comme solution à ce phénomène d’»évangélisation», l’imam de la mosquée de la Nouvelle-ville prône l’idjtihad «car dans notre pays, déclare-t-il, c’est l’islam qui a de l’avenir». Il cite le calife Omar Ibn-El-Khattab : «C’est par l’islam que notre nation (musulmane) est chérie par Dieu !» Quant au professeur Saïd Bouizeri, il pense que le meilleur barrage qui puisse être dressé contre ce phénomène est la mobilisation de la société et l’intervention de l’élite pour assurer l’encadrement de la société».

Du côté des directions des affaires religieuses (DAR) et de la réglementation et des affaires générales (DRAG) de la wilaya, c’est le silence total. En effet, le DRAG a refusé carrément de nous recevoir sous prétexte que le sujet ne la concerne pas.

Ce qui est faux puisque l’agrément devant permettre la fonctionnalité des associations religieuses est délivré par le DRAG. Il en a été de même pour le directeur des Affaires religieuses.
S. T. Le jeune Independant 23/06/2005
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Inscription: Sam Juil 29, 2006 13:04

Re: Campagne d'évangélisation en kabylie

Messagede enigma le haineux » Sam Sep 30, 2006 14:59

Tout ceux qui tenteront de faire sortir la kabylie de l'islam seront voués aux enfers enigma le haineux. Continue avec tes propos de haine, tu ne feras que confirmer ce que l'on pense des renégats comme toi...
Tu n'es qu'un nouveau harki et tu sais comment ils ont terminé.
Tu devrais lire la légende du singe et du boudha. Toi étant bien sur le singe...
enigma le haineux
 


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