LE LION DU DJUJURA

Histoire de la Kabylie (ex. Wilaya III)

Modérateur: amusniw

LE LION DU DJUJURA

Messagede mbibany » Mar Juil 05, 2005 13:36

LE COLONEL AMIROUCHE
De son vrai nom Aît Hammouda, il naquit, le 31 octobre 1927, au village de Tassaft Aguemoun, dans le Djurdjura.

SON ENFANCE ET SON EDUCATION:

Issu d'une famille pauvre, il eut une enfance et une adolescence particulièrement difficiles.Son père qui sympathise avec les idées culturelles et politiques des Oulamas, lui donne une éducation en Arabe. En 1950, il entra au MTLD (Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques.).

Son Immigration
Plusieurs fois contrôlé, arrêté ou inquiété par les autorités, , il décida, en 1954, de se rendre en France .
Ayant émigré en France, il y milite dans le mouvement national et lors de la scission du MTLD, il rejoint le groupe de Didouche Mourad. Ceux qui l’ont connu à cette époque, rapportent son immense dévouement envers ses compatriotes émigrés. Comme il ne fréquentait ni les bars, ni les cafés, il passait son temps libre à réconforter et aider materiellement ceux qui étaient dans le besoin, allant jusqu’à confectionner lui-même des habits pour les plus démunis. Curieux de tout, il aimait écouter et apprendre ; il s’est retrouvé bien avant le 1er novembre, en contact avec certains de ceux qui allainet devenir ses amis, compagnons et collègues. Cette proximité allait lui faciliter par la suite, l’accomplissement des missions qui lui ont été confiées par le CCE ou bien l’action de coordonnation entre plusieurs wilayas engagées à sa propre initiative. A Paris, il avait connu Ahmed Ben Abderrazak, futur colonel Haoues. Se trouvant dans les Aurès en mission ordonnée par le CCE, Amirouche contacte El Houès qui le rejoint en Kabylie avec un groupe de combattants.

LE FLN - NOVEMBRE 1954

A la fin de l'année, il regagna le pays et fut parmi les premiers à répondre à l'Appel du 1er novembre 1954. Ses antécédents politiques et sa connaissance de la région font qu'il se voit confier de grandes responsabilités dans l'organisation de la lutte armée en Kabylie.
Après avoir occupé plusieurs postes, il est désigné comme commandant de la zone qui deviendra par la suite la wilaya III. En quelques mois, il se retrouve à la tête d'une organisation militaire puissante qui multiplie les opérations contre l'armée française et l'administration coloniale. Très vite, les commandos dirigés par Amirouche acquièrent une grande réputation et, s'ils sont insuffisamment équipés, on leur reconnaît une grande efficacité et une exceptionnelle mobilité.

LE CONGRES DE SOUMAM 1956:

Tout cela vaudra à Amirouche d’être chargé de la protection du Congrès de la Soummam (20 août 1956.) Une partie des unités qu'il commande se positionnera autour du lieu du congrès (Ifri, commune d'Ighzer-Amokrane) tandis que l'autre partie s’engagera dans de multiples accrochages avec l'armée française pour faire diversion. Pendant ce temps, Amirouche participe au congrès et contribue avec les autres chefs de la Révolution à définir les structures politiques, administratives et militaires du pays. Le congrès achevé, il rejoint son quartier général et entreprend d'organiser ses unités selon les recommandations retenues. Les combats reprennent de plus belle dans la wilaya III et, en dépit des ratissages à grande échelle et de la mobilisation de moyens colossaux par l'armée française, chaque mois qui passe laisse un bilan impressionnant en embuscades, attentats et opérations diverses.

LE STRATEGE :

On signale Amirouche et ses unités en plusieurs endroits à la fois! Mais les difficultés ne manquent pas: l'armée française déploie des milliers d'hommes; des dizaines de villages sont rasés, coupant dans certaines zones les moudjahidin du soutien actif des populations alors déportées; les munitions viennent à manquer...Amirouche décide alors, avec Si Haouès, chef de la wilaya VI, de se rendre à Tunis pour s'y concerter avec d'autres responsables de la Révolution. En mars 1959, il se rend donc vers le sud pour y rencontrer Haouès, mais, repérée par l'ennemi, la katiba qui l'escorte doit affronter trois régiments de parachutistes. Le combat en terrain découvert est par trop inégal. Amirouche et quelques hommes réussissent à fausser compagnie à leur adversaire.

LE CHAHID (Martyre)-
Le fusil a main, le coran et un morceau de pain dans sa Qachabya

Une semaine après, le 28 mars, ils rencontrent Haouès au sud de Bou-Saada et ils se dirigent ensemble vers la Tunisie. Mais le groupe est alors attaqué par des unités de l'armée colonialiste: 2.500 soldats français contre une cinquantaine de moudjahidin. La bataille tourne rapidement au massacre et Amirouche tombe aux côtés de Si Haouès au champ d’honneur le 29 mars 1959 près de Boussaâda
L’Armée de Libération Nationale perdait ainsi deux de ses plus brillants officiers mais le combat ne cessa pas pour autant et les wilayates qu'ils commandaient continuèrent à porter des coups terribles à l'ennemi.
Rahima Allah chouhadana.
mbibany
 
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