Fatma Tazougaghet, femme fabuleuse des Aurès

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Modérateur: mbibany

Fatma Tazougaghet, femme fabuleuse des Aurès

Messagede mbibany » Lun Juin 20, 2005 11:28



Fatma Tazougaghet, femme fabuleuse des Aurès



** Une des plus grandes figures de l’Algérie du XVIe siècle, Fatma Tazougaghet, (tazougagh veut dire rouge en berbère) ainsi nommée parce qu’elle était rouquine — suscite un intérêt particulier en ce mois du patrimoine dans la mesure où la Direction de la culture de Batna compte organiser — une journée d’étude sur la vie et le parcours de cette fabuleuse femme qui n’a jamais cessé de hanter les esprits et susciter mythes et légendes.
** Apporter des éclaircissements sur la biographie de cette reine est l’objectif recherché par la Direction de la culture de Batna qui a tenu à nous faire savoir tout ce qu’on ignorait sur Fatma Tazougaghet dont le portrait a été dessiné par une artiste peintre de la région des Aurès qui s’est inspirée des témoignages de vieilles femmes chaouies. Les traits du visage de Fatma Tazougaghet ont défié les temps et ont été transmis oralement de génération en génération jusqu’à ce qu’on parvienne enfin à les fixer dans la réalité, quelques siècles plus tard. Une femme, un destin, un mythe, une légende telles sont les expressions formulées pour saisir la valeur de Fatma Tazougaghet qui est née, selon nos sources, aux environs de 1530 et qui est morte en 1605. Etait-elle prêtresse, guerrière ou poétesse ? Les suppositions et les hypothèses ne manquent pas. A Terchiouine, localité située dans la commune de Taxlent, dans la daïra de Merouana, entre 70 et 80 kilomètres de la capitale des Aurès, Batna, le petit fort délabré de Fatma Tazougaghet, subsiste encore. La reine possède des refuges en pleine montagne et aurait vécu aux alentours de la fameuse grotte Ouchetouh. Elle a donné son nom à la tribu des Ouled Fatma. Elle a eu le privilège en tant que femme de laisser une grande empreinte dans un environnement hostile où l’homme est omniprésent. Elle aurait, selon nos sources, initié involontairement la danse chaouie. La chanteuse de la région des Aurès Lala Zeka Zikouna, née en 1880 et décédée en 1963, a loué dans une de ses chansons berbères Fatma Tazougaghet : “ Zik Thela Tametouth, Ismeness Fatma Tazougaghet, Netath Chemali is amelal, Thefla naalaou nimemiss Oudani Tazridh Amokrane Theroual Outhbaadas.” (Jadis, il y avait une femme, elle s’appelait Fatma Tazougaghet, son cheval était blanc, elle tissait un burnous pour son fils, lorsqu’elle a réalisé qu’il était grand elle a tout laissé tomber).
Nasreddine Bakha
LesoirdAlgerie du14/05/2005
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