La poésie religieuse chez les femmes d'Ait-Atta

Tachelhit

Modérateur: mbibany

La poésie religieuse chez les femmes d'Ait-Atta

Messagede Invité » Mar Nov 29, 2005 15:07

La poésie religieuse chez les femmes de Ait-Atta

La femme tamazight a beaucoup participé dans la resistance au colonialisme francais, specialement dans les batailles de Ait khebbache 1870 (tafellalt) et (Beghafer)1933 en ame, arme et ses encouragements aux moujahidine par ses paroles (poesie) ...

Sidna new, sidna mohammed a rebbi zwuri
Walli tzzurm a yarraw n islem g waman
Walli tzzurt a tizizwa tefta g lexla
Tammer iyughran tenna k
pa nbi qenna ad did yighi t
mami hlan warraw ¡ mami tehla dduniyt
mami thla tduli n ukdif isul wakal ad ax ssun deln ax
mami thla dduniyt da nttughdar
da tt isin t yan assadex asekka izeryi
asra ynnix tazvallit ghifun a nbi muhmmad
ad mhut dnub inew adig amegh zund alim
n uflla n tizi mek dinker uzwu ddun
tasya new n uyffas is ur da tendamt
sulen iwekkiwen adigm qqazen tighzanin
laylapa ylallap ur illi xes yan rebbi
laylapa ylallap ur illi xes yan rebbi teg lqudra tinns
ghfer a rebbi I lwali new mayan lxir gan iten
gan iken a lpenna ¡ sselsani tiobanin
manza willi d willix ¡ manza widda zrinin
manziwt sidna muhemed awidda pwanin
asra g mmutx arruh inew ¡ atteg t atbir
adur gin agaywar ¡ a bab n igenna d ikalen
asra g mmutx arruh inew annifid zik
ad ur nawey tinwitci s adghar n tawdiwin
hla rebbi ster ghifi ¡ hla rebbi dlati
del anas inew ad ur diffegh
ad ur afen iodawen mayd nnan
sidi muhemmed ad t gim lwaj inaw
ig da ttemtatex ula ig da ttiridx
sidi muhammed at gim lwaj inaw
ig da ttemtatex ula ig da tkeffanex
sidi muhammed at gim lwaj inaw
ig da ttemtatex ula ig nsix berra
ggit g nninsix ¡ nsix bla imensi
ur dak ttasix a yaghrum
laylapa ylallap ur illi xes yan rebbi
laylapa ylallap ur illi xes yan rebbi teg lqudra tinns.
qeddmex ak rebbi ¡ rzem ayadewwab iljent
ur digs lix amya ¡ nekkin adewab ayd gix
laylapa ylallap ur illi xes yan rebbi
laylapa ylallap ur illi xes yan rebbi teg lqudra tinns
targwa tzrey tiwey aghghud wudi irasul llap
taglayt g illa udghes ¡ ad teg imekli i nbi rasul llap
a yighrem ameqran a bu lebruj iolan a rasul llap
llap llap a yimi new ad ur tinit gar awal xes tazvallit xef nbi.
llap llap laylapa ylallap ayawal d iga rebbi
g imi n crif ikrez amud g tmizar
oawd as a tamettudvt ad wala ¡
ifreh nnabi ifreh nnak iran a nbi a rasul llap
a tileghmin tumlilin ur issuhil ubrid
kamtaghed yat ur ittuhalen anzur nnabi
laylapa ylallap nna yran ljent
ar ittesbar hatten teoziza
ur da tyakka rebbi xess nna ygan ssaoidin
nna yran ighersam a tafaska igam loada
nek pat ur nsala nedda s rasul llah
ya xuya brapim ig ak ghrix tsemderti a xuya brapim
a ya xuya brapim tkked imi n teflut a xuya brapim
a ya xuya brapim a yizm itteddun g ubrid bla
iharisen a xuya brahim
a bu tzvallit ghuf mulay muhammad in mak ihewlen
ihla seksu n ayt sidi urrix tawada
unna iran ar itreyya a yadadda new digi
inyama ubrid awenna iran adigi ytreyya
nzzval ghifun a yaorab a rasul llah
laylapa ylallap alef nghed uggar
laylapa ylallap muhammed rasul llah
meqqar ghuri yella alef n uboir ak ibubban laluf
yuften wawal nnek a nbi muhemmadin
unna yran ighersam a tafaska yagh loid
nekkin mudinew xes awal nnek a nbi muhmmadin
llap llap ngad aghrib ur ssinx mayd iyran
ur ssinex mad ax yugin
asra yerghan waman n tzvallit
ihzen wul n ccitvan ar yalla yawey imetvi s berra
asra g nnix tazvallit ghifun a nbi muhmmad
a temlilt ayul ad tegt am ughghu
a sidi muhend ad tgim lwajb inew
ig da ttemtatex ig da ttemtatex
iwla ig da tkeffanex iwla nsix berra
a yayt ma alfeqra ¡ innawen mulay sidi
unna tram iddu d ad nemoawan
a lahbab inew tazvallit xef nnabi
nnak iran assabun bla atig
iddu d ad nemoawan tazvallit xef nnabi
a yayt ma alfeqra ¡ innawen sidi wsidi
jemoa d g yan ughbalu yagem kullu ukabar
xes ahllal ibyas ugddid nnes ur yugim
llah llah nga digm adduniyt nga digm
anebgi dinsan asekka yifid iddu zik
mami yehla uzerfiy n ukdif
isul wakal ad ax ssun delnax
mami thla dduniyt da nttughdar
dattisinex ka assa asekka izeryi
llap llap laylapa ylallap aljid aghid afus
llap llap laylapa ylallap aljid a mulana aghid afus
llap llap laylapa ylallap a nbi dak ttinix aghid afus
zzval zzval rar amerwas wdu n dnub
ur nnint ulli negh ileghman ad axt ibabbin
llap llap laylapa ylallap da tteddux ard inniyx
tagana n isemtvl itamz tawla
ighes inew yamum wadif
zzval zzval a bunadm isul uzvru d ubadu ktaben ghifk
zzval zzval a bunadem ighrak lxir
alef n walef n nbi aywrin, manza mayd yufen baba
llap llap a lghazi oli is illa mayd yufen baba
ar talla mulatna fatim zzepra ar allan igudar
ar talla mulatna fatim zzepra
ar allan isafen dda g yuder baba ns.

KAHJOUT HASSAN – Chercheur en Tamazight- Ait Atta – Ouarzazate-Maroc
Source : tawiza.net
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Un bref historique des AIT ATTA

Qui sont les AIT ATTA ?

-Une résistance désespérée et magnifique-

Nous sommes en 1933. Tout le Maroc est sous protectorat français depuis vingt-et-un ans. Enfin, presque tout le Maroc. Car la plupart des tribus Aït Atta résistent encore à la « pacification" dans ces montagnes arides du djbel Saghro. Et la vie n'est pas facile pour le capitaine Spillmann. Il le note alors dans son petit carnet : "Il est difficile de définir les Aït Atta et de donner en quelques lignes un aperçu de leurs principaux traits de caractère. Plus on les connaît, plus on s'aperçoit, en effet, que toute affirmation à leur égard comporte un correctif (...) [ on les dit] pillards, coupeurs de routes, incapables d'affronter une bataille rangée, d'endurer des pertes ; dans le Saghro , ils ont cependant opposé à nos troupes, très supérieures en nombre, en armement et en organisation, une résistance désespérée, magnifique, qui a forcé notre admiration."

C'est à la fameuse bataille de Bougafer que l'officier fait ici référence. Près de deux mois de combats acharnés en plein hiver pour prendre un bastion de neige et de rocaille. D'un côté, plusieurs milliers d’hommes, de nombreux canons et quatre escadrilles de quarante-quatre avions basées à Ouarzazate. De l'autre, conduits par les frères Baslam, un peu moins d'un millier de nomades sommairement armés, des femmes et des enfants. Mais des rebelles. Qui, chaque fois qu'ils le peuvent, gênent la progression de l'armée française en harcelant ses positions. Le colonel Voinot en a assez : "Les pillards se montrent très entreprenants ; ils exécutent, à plusieurs reprises, des coups de main contre les tirailleurs employés aux travaux. Le Saghro est devenu le refuge des rôdeurs, qui circulent en bordure de la zone soumise. Par ailleurs, les nombreux irréductibles retirés au Saghro ne manquent aucune occasion de manifester leur hostilité ; ils adressent des menaces de représailles aux notables, qui cherchent à composer avec nous. (...) Pour en finir, le Commandement décide, au mois de février 1933, de régler la question du Saghro avant les dernières opérations du Haut-Atlas. C'est a priori une grosse affaire car ce massif aride, difficile, est mal connu."
L'entrée en résistance des tribus Aït Atta ne date pourtant pas de la signature du protectorat. Déjà, à la fin du siècle précédent, ces farouches nomades s'étaient opposés à la colonisation française via le sud de l'Algérie. Des combats sporadiques qui furent le prélude au grand rassemblement de Bou Gafer. Mais la décision de se retirer dans les montagnes inaccessibles du djbel Saghro causa également la perte des rebelles. Coupés de toute communication avec l'extérieur du massif, harcelés jusque dans les rares points d'eau, les Aït Atta durent subir manoeuvres d'encerclements, pilonnages d'artillerie et bombardements aériens. En dépit de positions faciles à défendre sur le plateau des Aiguilles, où une poignée d'hommes étaient capables de tenir tête à tout un bataillon, ils sont obligés de capituler le 25 mars 1933. Ce sera le dernier des grands faits d'armes de la colonisation au Maroc. Dans son édition du 30 mai de la même année, la revue L'Illustration conclura avec condescendance : "Éminemment farouches tout d'abord, [les tribus Aït Atta] n'ont pas tardé à changer l'attitude en voyant que l'on soignait leurs blessés et leurs malades, que des vivres et des vêtements leur étaient distribués. Aussitôt la reddition faite, l'individualisme enraciné chez elles a repris ses droits. Chaque famille, se groupant autour de son chef, ne reconnaît plus d'autre autorité et ignore ceux des anciens alliés qui n'appartiennent pas à la même tribu."

-Gens de plaine et de montagne-
Les Aït Atta ont toujours cultivé cette indépendance et ce goût de la liberté. Pas facile pour un nomade de se plier aux règlements d'un pouvoir central éloigné qui n'a probablement qu'une vague idée de ses conditions de vie. Et la géographie du djbel Saghro n'arrange rien qui rend les communications presque impossibles. Aucune route ne traverse en effet le massif. Tout juste si quelques méchantes pistes de terre permettent aujourd'hui de rallier, en véhicule tout terrain ou à dos de mule, quelques rares villages d'une centaine d'habitants comme Hanedour ou Imi n'Ouarg. Au-delà, passés les cols, sur les hauts plateaux, face aux reliefs tabulaires et aux tours de grés rose, voici le territoire de l'écureuil de rocher, de la perdrix, du chacal, du loup et du mouflon. Voici le territoire du laurier rose, du palmier nain, du saule pourpre, du figuier, de l'amandier et de l'alfa, cette herbe touffue et épineuse qu'affectionnent tant les mules. Voici le territoire de la chèvre et du mouton, guidés, de pâturages en oasis, par quelques familles nomades. Pas étonnant, dès lors, que ces tribus soient reines dans cette montagne.
Le capitaine Spillmann, toujours lui, notait déjà : "L'individualisme développé par la dure existence pastorale, qui trempe fortement les caractères, risquerait de dégénérer assez vite en anarchie. Mais d'autres facteurs, conditionnés par le nomadisme même, viennent heureusement tempérer cette tendance. La recherche et la défense des pâturages, les nécessités de la transhumance créent en effet des liens collectifs qui consolident le lien ethnique. Pour subsister au milieu d'ennemis toujours aux aguets, pour utiliser au mieux les ressources que dispense parcimonieusement une nature trop souvent ingrate, les nomades ont accepté librement une discipline réelle qui les groupe dans le cadre de la fraction ou de la tribu. (....) La structure de leur pays les fait à la fois gens de plaine et de montagne, nomades et qsouriens. Ils connaissent les rigueurs du climat saharien et celles des hautes altitudes."

http://amdiaznaitatta.blog.expedia.fr
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