CHEIKH SAID EL-BIBANY

Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun, Kateb Yacine, etc ...

Modérateur: amusniw

CHEIKH SAID EL-BIBANY

Messagede mbibany » Mer Avr 25, 2007 10:19

La vie de Cheikh Sa?d El-Bibany

I. Sa famille - Ses racines:

Cheikh Sa?d El-Bibani est n? le 11 Novembre 1908 ? Sidi-Brahim, anciennement commune mixte des Bibans(*) (D?partement de Constantine). Sidi-Brahim est devenue une commune de la Wilaya de Bourdj Bou-Arreridj apres le decoupage de 1985.

Son p?re : Amar El-Mouloud, n? pr?sum? en 1876 (cf. ?tat matrimonial), fils de Mohamed El-Mouloud, fils de Hammou Ouamar, fils de Amar, fils de Mohammed Ouamar et, de Titouh Tassadit bent Hammou (dit Hammou Amechtouh ).

Sa m?re : Bouaouina Fatima bent Ali, ben Mohamed, ben Yahia, ben Mohamed Ouamar, l?anc?tre commun aux trois familles : Boutkedjirt, Bouaouina et Belagoune et, de Bendifallah Adada, bent Mohammed Ou-Kichou. (**)

II. L?enfance de Cheikh Sa?d :

Ses parents venaient de s??tablir ? l?emplacement actuel de la maison paternelle(*). Son p?re est agriculteur et ?leveur pour finir comme commer?ant. Ils ?taient pauvres sans toutefois ?tre mis?rables. Son p?re Amar El-Mouloud (cf. sa biographie) est un grand travailleur et tr?s courageux.

Aid? de son propre p?re, il a construit, petit ? petit et pierre par pierre, sa maison et une situation honorable ce qui lui a permis de r?aliser son r?ve : donner une instruction solide ? ses enfants et ne pas compter sur eux pour les travaux des champs.

De tr?s bonne heure, l?enfant Sa?d est instruit ? l?Ecole Coranique de la Zaouia de Sidi-Brahim. Pour cela, son p?re l?a mis en pension chez une dame pieuse, la tr?s honorable : Zouina Sidi-Salah (dite Zouina n?th Sa?d). Ses ma?tres ? l?Ecole Coranique de Sidi-Brahim ?taient : Cheikh Hamimi Ouamar de la famille Belagoune et l?honorable Cheikh Sa?d Sa?douni (dit Da? Ousa?doune).

Ce dernier, a eu plusieurs enfants, tous instruits (des Cheikhs ou des Chouyoukh), dont l?un de ses jeunes enfants est Cheikh El-Arbi Sa?doune, lequel a ?t? par la suite un des ?l?ves de Cheikh Sa?d (voir ?uvre de Cheikh Sa?d).

III. Ses Etudes :

A l??ge de 14 ans, l??l?ve Sa?d a d?j? appris tout le Coran par c?ur. Son p?re a d?cid? de l?envoyer dans une grande Zaouia dans la r?gion d?Akbou qui se trouve ? Oulahdhir (Il convient de noter qu?? cette ?poque, l?enfant Sa?d a fait un s?jour ? Boudjelil, o? il a fr?quent? une ?cole fran?aise. Cela lui a permis d?apprendre ? lire et ? ?crire le fran?ais. Par la suite, revenu au pays, c?est la femme du Chef de Gare des Portes de Fer qui l?avait pris en charge).

L?, il se donne aux diff?rentes lectures du Coran (Al-Tadjouid). En m?me temps, il ?tudie les sciences Coraniques : la Sira En-nabaouia, la th?ologie, le droit musulman (Ech-chari?a), la langue arabe, l?arithm?tique, l?astronomie, l?histoire, la g?ographie? La Zaouia Oulahdhir ?tait une v?ritable petite universit? (El-Ma?mera). L??l?ve sort de cette universit? avec le titre de Cheikh et Imam.

Durant son passage ? cette Zaouia, Cheikh Sa?d a fait des s?jours plus ou moins longs dans les Zaouiate de la r?gion, comme Sidi Abderrahmane, Bou Daoud, etc? pour consolider ses connaissances.

Les ?tudes ? la Zaouia termin?es, le jeune Cheikh rentre ? la maison. Apr?s un repos bien m?rit?, il d?cide d?aller ? Constantine. Sur son chemin, il a tent? de rendre visite ? Cheikh Benhamlaoui, propri?taire de la Zaouia de Oued Seghane, dans la grande banlieue de Constantine.

Na?vement, il fait part au Cheikh de son intention d?aller fr?quenter les cours du Cheikh Abd-El-Hamid Ben Badis. Ben Hamlaoui lui propose de le garder chez lui. Cheikh Sa?d n?a pas pu refuser cette offre. Il s?journe une quinzaine de jours dans des conditions insupportables.

Le froid glacial de cette r?gion, une nourriture tr?s mauvaise et insuffisante et, pour le comble de tout, le soit-disant Cheikh ne donne pas de cours. Cheikh Sa?d tombe malade et rentre ? la maison avec une mauvaise bronchite, fr?lant la tuberculose. Son p?re fait venir un m?decin ? la maison, ce qui est un exploit durant les ann?es 1930.

Le docteur le plus pr?s de chez nous se trouve ? Maillot (M?chedallah), un m?decin de la colonisation. Le traitement de cette maladie a dur? plusieurs semaines, voir des mois. Cheikh Sa?d a beaucoup souffert de cette maladie, mais gr?ce aux soins, de qualit?, prodigu?s par sa tendre m?re, le jeune Cheikh reprend progressivement des forces et gu?rit d?finitivement de cette maladie.

Apr?s une longue convalescence, il est sollicit? par les gens de Sidi-Brahim pour prendre la direction de la mosqu?e et de l?Ecole Coranique. Ce qu?il a accept? par devoir envers son peuple. Car il est de tradition que les enfants de Sidi-Brahim ayant termin? les ?tudes doivent travailler gratuitement durant une bonne ann?e, ? enseigner le Coran et diriger les pri?res ? la mosqu?e (Imam de la mosqu?e).

IV. ?uvre de Cheikh Sa?d :

Pendant cette premi?re ann?e tr?s laboureuse Cheikh Sa?d s?est honorablement acquitt? de cette charge sociale. Tr?s contente de ses services, la population l?a suppli? pour accepter de renouveler pour une deuxi?me ann?e son action moyennant une solde annuelle de 1000 Frs de l??poque. Cheikh Sa?d n?a pas pu refuser.

La deuxi?me ann?e ?tait encore plus fructueuse que la premi?re. Ayant constat? les r?sultats obtenus, les habitants de Sidi-Brahim inscrivent massivement leurs enfants ? l?Ecole Coranique. Ceux qui habitent en dehors du village mettent en pension leurs enfants chez des parents demeurant pr?s de la mosqu?e. Le nombre d??l?ves est si important que Cheikh Sa?d a sollicit? l?aide d?anciens ?l?ves pour s?occuper des plus jeunes. Pour d?dommager ces derniers, il leur donne des cours de perfectionnement apr?s la classe.

Le nombre des fid?les ? la mosqu?e augmente progressivement. La salle des pri?res est devenue trop exigu? pour les contenir tous. Aussi, il a ?t? d?cid? de l?agrandir. Cheikh Sa?d a modernis? la m?thode de l?enseignement ? la Mosqu?e. Pour ce faire, il a achet? un tableau noir pay? de ses propres deniers.

A cot? de l??tude du Coran, il introduit l??tude d?autres disciplines comme la grammaire, la litt?rature, l?histoire, la g?ographie, le calcul, les chants patriotiques (Anachide El-Watania), l??ducation physique et m?me El-Moudjadala pour confronter les connaissances de ses ?l?ves.

Pour sa formation personnelle, Cheikh Sa?d a contact? un grand Mufti ? la capitale, le c?l?bre Cheikh El-Assimi, originaire de notre r?gion pour lui donner des cours de perfectionnement par correspondance. Tr?s g?n?reux, il fait profiter de ces cours, les anciens ?tudiants du village.
Cheikh Sa?d se d?place tr?s souvent ? Alger pour rencontrer son ma?tre et d?autres Oulamas. Tr?s souvent, il fait venir ? Sidi-Brahim plusieurs Cheikhs et Oulama pour donner des conf?rences comme, par exemple, le Cheikh El-Mouloud El-Hafidhi, tr?s c?l?bre dans notre r?gion.

V. Premiers contacts avec Cheikh Tayeb El-Okbi

En 1930, l?administration coloniale fran?aise ? c?l?br? avec beaucoup d??clats le centenaire de la ?Conqu?te de l?Alg?rie ?. Pour cela, elle a invit? avec les personnalit?s fran?aises, celles parmi les Alg?riens qui la servaient comme les ?lus, les ca?ds et autres administratifs.

A Sidi-Brahim, le grand Bach?Agha Chibane est invit? ? cette f?te. A cette occasion le Bach?Agha ? invit? Cheikh Sa?d pour l?accompagner ? Alger. Pendant que le Bach?Agha se trouve ? la f?te, Cheikh Sa?d parcourt les rues de la capitale ; c??tait sa premi?re visite ? Alger. Soudain, il s?arr?te devant un immeuble en face de la Place du Gouvernement, aujourd?hui Place des Martyrs. Sur une plaque, il lit. ? Nadi At-Tarekki ?. Il p?n?tre ? l?int?rieur; il se trouve devant un Alem donnant une conf?rence ? ses fid?les. S??tait Cheikh Tayeb El-Okbi.

Pour Cheikh Sa?d s??tait son premier contact avec les Oulama El-Mouslimine d?Alg?rie. Le bon Dieu fait bien les choses : Le Bach?Agha voulait montrer au jeune Taleb la puissance de la France. La providence le met en pr?sence de ceux qui la combattent avec leur savoir. C?est alors que Cheikh Sa?d choisit sa voie. Il veut aller ? Constantine pour suivre les cours de Ech-Cheikh El- Imam Abd-El-Hamid Ben-Badis. Nous avons vu que sa premi?re exp?dition n?a pas abouti. Ce n?est que 4 ? 5 ann?es plus tard qu?il est all? ? Constantine en 1935.

En effet son d?sir s?est r?alis? apr?s son s?jour ? la Zaouia de Sidi-Brahim. Aid? par son p?re, il va ? Constantine. Apr?s un examen, son ma?tre le Cheikh Benbadis l?inscrit en 3?me ann?e. Il lui accorde donc l??quivalence de la 1?re et la 2?me ann?e. Au bout de deux ann?es d??tudes fructueuses, il termine ses ?tudes et retourne ? la maison avec une attestation de fin d??tudes d?livr?e par Cheikh Benbadis lui m?me.

Il convient de noter, qu?en 1936, apr?s sa premi?re ann?e de s?jour ? Constantine, Cheikh Sa?d emm?ne avec lui son fr?re Yahia et son neveu Mohammed-Arezki pour les inscrire d?abord ? l??cole fran?aise et, plus tard, ? l?Institut de Benbadis.

VI. D?l?gation de l?association des Oulama en France :

A cette ?poque, l?association des Oulama avait d?cid? d?envoyer une d?l?gation permanente en France, pr?cis?ment ? Paris. Cheikh Sa?d ?tait choisi pour cette mission parmi les meilleurs ?l?ves de Benbadis. Cette d?l?gation ?tait pr?sid?e par Cheikh El-Fodil El-Ouarthilani. Son action a dur? pendant deux ans, de 1937 ? 1939, jusqu?? la d?claration de la 2?me guerre mondiale. Les activit?s de l?association ?taient stopp?es. La plupart des Oulamas sont arr?t?s, emprisonn?s, d?port?s ou mis en r?sidence surveill?e.

L?activit? de la d?l?gation en France consiste ? organiser les travailleurs Alg?riens, ? cr?er des sections pour l?association, ? ouvrir des ?coles d?alphab?tisation; le soir, apr?s les journ?es de travail, ? multiplier des r?unions de sensibilisation, surtout les dimanches et les jours f?ri?s, ? cr?er des associations culturelles etc? Cheikh Sa?d, pour sa part, a regroup? les ouvriers originaires de notre r?gion, en une association d?nomm?e ? Hayet El-Biban ?, une association politico-culturelle. La pr?sidence de cette association est confi?e ? Bendifallah Slimane ben Ch?rif, le secr?tariat ? Dilmi Mohammed Sa?d (ben Hammou Sa?d) tous deux originaires de Sidi-Brahim. Ils sont second?s d?autres ?l?ments de la r?gion de M?djana.(***)

A la fin de l??t? 1937, Cheikh Sa?d est rentr? pr?cipitamment au pays. Son p?re gri?vement malade a demand? ? le voir. Sa visite a dur?e quelques mois, jusqu?? la gu?rison de son p?re. Il se marie ? la fin de l?automne pour la 3?me fois et repart en France rejoindre son poste. L?hiver arrive, le p?re rechute de sa maladie et meurt le 18 F?vrier 1938. Cheikh Sa?d n?a pas assist? aux fun?railles de son p?re. A son retour en France, il reprend ses activit?s tout en consolidant l?Association ? Hayet El-Biban ?.

L?existence de cette association a fortement m?content? l?administration au niveau de la commune mixte des Bibans. C?est pour cela que Cheikh Sa?d a eu beaucoup d?ennuis ? son retour au pays, surtout apr?s la d?claration de la 2?me guerre mondiale. Comme la plupart des dirigeants de l?association des Oulamas, on a voulu envoyer Cheikh Sa?d en prison ou dans un camps de concentration. Pour ce faire, l?administration coloniale lui a confectionn? un dossier comme communiste et pr?sent? ? la justice au niveau de Mansourah.

Le juge, un brave homme d?origine corse et tr?s vieux, maintenu en activit? ? cause de la guerre, rendait visite ? son prisonnier, surtout la nuit, pour discuter avec lui. Il sentait d?j? que le dossier ?tait pr?fabriqu?.

Un soir, s?approchant du d?tenu, il lui tient ? peu pr? ce langage : ? Oh jeune homme ! Je suis un vieil homme, j?entend tr?s mal, surtout le soir, je n?entend rien du tout, vous pouvez parler ?. Cheikh Sa?d a saisi cette opportunit? et entame sa d?fense en ces termes : ? Monsieur le juge !. Vous savez que je ne suis pas communiste.

Vous savez aussi que je suis un militant des Oulamas. Si vous devez me condamner, faites le, mais pour mon appartenance ? l?Association des Oulamas. C?est la v?rit? et ce serait plus juste. A l?audience, le juge admirant le courage et la sinc?rit? d?El-Bibani a prononc? le non lieu et le prisonnier rejoint son domicile.

VII. P?riode coloniale sous le r?gime de Vichy

Rentr? ? la maison, Cheikh Sa?d reprend la vie familiale paisible et routini?re, une mani?re de se faire oublier. Il participe aux activit?s agricoles et commerciales (il cultive son jardin). Cependant, il n?a aucunement n?glig? ses activit?s culturelles. Il re?oit ses amis ? tout moment. Il se r?unit souvent en semi-clandestinit? avec les militants de l?Islah, particuli?rement avec ceux qu?il a form?s en France et qui r?sident dans les environs, ? M?ch?dallah, ? Cherfa, ? Tazmalt, ? Ighil-Ali, ? Akbou, ? Th?niet El-Nasr, ? Bordj Bou-Arreridj, ? Mansourah, aux Bibans, etc?

Cheikh Sa?d reprend son enseignement ? la maison m?me. Il re?oit ses anciens ?l?ves de Sidi-Brahim et encourage l?enseignement dans les hameaux voisins : En-Nasr et El-Fath, c??tait l??bauche de ? Terbia wa Ta?lim ? qu?il n?a pas tard? ? concr?tiser avec des statuts reconnus.
A Sidi-Brahim, il est tr?s estim? pour son savoir, sa culture, son humanisme et aussi pour ses bons conseils.
Il est tr?s souvent sollicit? pour d?m?ler les conflits sociaux entre les gens. Soit ? Sidi-Brahim ou en dehors de la commune, il exige toujours la pr?sence de tous les partis avant de rendre son jugement. Tout le monde est content et, surtout, les gens ?vitent la justice fran?aise, tr?s co?teuse, tr?s lente et sans r?sultas ?quitables.

VIII. Les Amis du Manifeste et de la Libert? ( A.M.L ) :

Apr?s le d?barquement des alli?s en Afrique du nord (Am?ricains et Anglais), Ferhat Abbas leur a pr?sent? un manifeste au nom du Peuple Alg?rien pour souligner l?essentiel des revendications de l?Alg?rie. La classe politique ? l??poque ?tait unanime pour soutenir le dit Manifeste. Les masses populaires s?organisent en un immense mouvement : Les Amis du Manifeste et de la Libert?.

D?s le d?but, Cheikh Sa?d est charg? pour organiser la r?gion des Bibans. Il est second? par toute l??lite intellectuelle de la grande commune mixte des Bibans, dont principalement Abderrahmane Beldjoudi, Cheikh Ahmed Chakar et son fr?re Boutekedjiret Yahia.
Il avait form? plusieurs cellules (ou sections ) ? Sidi-Brahim m?me, ? Medjana, ? Th?niet El-Khmis (aujourd?hui Th?niet En-Nasr) ? Beni-Mansour, ? Cherfa, etc?Tout le monde adh?rait ? ce mouvement, m?me des administratifs, comme le Ca?d de Sidi-Brahim et son fr?re, un ma?tre d??cole, qui avait accept? une grande responsabilit?.

IX. Les Ev?nements du 8 mai 1945

Apr?s la d?faite du Nazisme et du Fascisme, l?amnistie est sign?e le 8 mai 1945. C??tait un jour de f?te. Les Alg?riens manifestent leur joie et en profitent pour exprimer leur d?sir de lib?ration. L?arm?e coloniale n?en voulait pas entendre parler. Elle tire sur les manifestants pour tuer dit-on le poussin dans l??uf. C??tait les massacres de S?tif et de Guelma. L?arm?e coloniale veut imposer sa ? paix ? au peuple alg?rien.

Dans la r?gion des Bibans, ? il n?y avait rien ? signaler ?, ?crit ? la D?p?che de Constantine ?. Cheikh Sa?d a r?ussi ? calmer la population. En cellule des A.M.L., pour analyser la situation, il se r?unit clandestinement en pleine for?t non loin de notre maison, dans une vall?e profonde ( El-Fidh Oudles ) la Vall?e du Dis.
La d?cision prise ?tait de ne rien faire aveuglement et de temporiser afin d?avoir une vision plus claire du d?roulement des ?v?nements. Le lendemain Cheikh Sa?d a conclu que s??tait un complot colonial et d?cide de ne rien faire pour ?viter un autre massacre dans les Bibans. La presse annonce la dissolution des A.M.L. Cheikh Sa?d fait dispara?tre toutes les archives de la section. Les autorit?s coloniales perquisitionnent notre maison, sans trouver aucun document.


A suivre../..

viewtopic.php?p=5092#5092

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(*) Pres de la Gare des Portes de fer (Commune Ath Sidi Brahim)
-Les Bibans ( arabe: البيبان El'Bibane) sont une cha?ne de montagnes du nord de l'Alg?rie, bordant le sud de la Kabylie
(**) Histoire de Ath Sidi Brahim est detaill?e dans le livre de Tassadite Yacine (Po?sie berbere et Identit?: Qasi Udifella, h?raut des At sidi Braham) . Pr?fac? par Mouloud Mammeri

(***) voir l'article de Tourn?e Mahieddine en 1937,Observance religieuse et sentiment politique chez les nord africains en metropole 1952-1958 dans le lien: Histoire de l'islam en France, 1830-1962, pratiques religieuses musulmanes, ... ? la police : "Le cheikh Sa?d el Bibani a prononc? quelques paroles. ...
http://islamenfrance.canalblog.com/arch ... index.html

(***)-لابد من الإشارة إلى نقطة مهمة كانت لاشك حاسمة في تفويض العالم الشاب الفضيل الورتلاني وهي أنه كان يجيد اللغة الفرنسية والعربية وخاصة القبائلية (البربرية) التي يتحدث بها أغلب المغتربين الجزائريين المنحدرين في أكثرهم من منطقة القبائل، وهذا ما لمح له الورتلاني نفسه في رسالة إلى أحد أصدقائه العاملين في الحركة الإصلاحية داخل القطر الجزائري.
أسس الفضيل الورتلاني نوادي التهذيب لتعليم اللغة العربية ونشر مبادئ الإسلام ومحاربة الرذيلة في صفوف المسلمين المقيمين في فرنسا. واستطاع في عامين أن يفتح عشرات النوادي في باريس وضواحيها وأخرى في المدن الكبرى وعين على رأس كل نادٍ عالم جزائري : سعيد صالحي، محمد صالح بن عتيق، محمد الزاهي، سعيد البيباني والهادي السنوسي في باريس، حمزة بو كوشة في ليون، فرحات الدراجي في مرسيليا، ومحمد واعلي في سان تتيان(3).
كانت نوادي التهذيب تحتوي على قاعة للصلاة ومدرسة لتعليم الدين، وتدريس العربية، ومنذ مايو 1938م أضيفت مواد أخرى كالتاريخ الإسلامي، الجغرافيا، الأناشيد الدينية، المسرح والرياضة.
voir : La Dfense, 6 Avril 1938, 18 Mai 1938.
source:
http://www.almujtamaa-mag.com/Detail.as ... temID=4923


(***) Les musulmans en France : Un objet d??tude historique par S. Mehalla-(....Cheikh Ghafoor se concertait avec les repr?sentants de l?association des Oulamas en France, comme le cheikh Sa?d Bibani, avec lequel il contestait la l?gitimit? de la direction de la mosqu?e de Paris....

http://oumma.com/spip.php?article2259
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