CHEIKH SAID EL-BIBANY -Suite (II)

Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun, Kateb Yacine, etc ...

Modérateur: amusniw

CHEIKH SAID EL-BIBANY -Suite (II)

Messagede mbibany » Lun Mai 07, 2007 15:04

CHEIKH SAID EL-BIBANY:
SUITE:

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IX. Les Ev?nements du 8 mai 1945

Apr?s la d?faite du Nazisme et du Fascisme, l?amnistie est sign?e le 8 mai 1945. C??tait un jour de f?te. Les Alg?riens manifestent leur joie et en profitent pour exprimer leur d?sir de lib?ration.

L?arm?e coloniale n?en voulait pas entendre parler. Elle tire sur les manifestants pour tuer dit-on le poussin dans l??uf. C??tait les massacres de S?tif et de Guelma. L?arm?e coloniale veut imposer sa ? paix ? au peuple alg?rien.

Dans la r?gion des Bibans, ? il n?y avait rien ? signaler ?, ?crit ? la D?p?che de Constantine ?. Cheikh Sa?d a r?ussi ? calmer la population. En cellule des A.M.L.(*), pour analyser la situation, il se r?unit clandestinement en pleine for?t non loin de notre maison, dans une vall?e profonde ( El-Fidh Oudles ) la Vall?e du Dis.

La d?cision prise ?tait de ne rien faire aveuglement et de temporiser afin d?avoir une vision plus claire du d?roulement des ?v?nements. Le lendemain Cheikh Sa?d a conclu que s??tait un complot colonial et d?cide de ne rien faire pour ?viter un autre massacre dans les Bibans.

La presse annonce la dissolution des A.M.L. Cheikh Sa?d fait dispara?tre toutes les archives de la section. Les autorit?s coloniales perquisitionnent notre maison, sans trouver aucun document.

L?administrateur des Bibans oblige Cheikh Sa?d ? lui fournir la liste des adh?rents, si non il sera sanctionn? pour avoir d?truit les archives. Cheikh Sa?d prend son temps pour confectionner une liste. Dans cette liste il n?a ?t? que quelques ?l?ments tr?s s?rs ? c?t? de plusieurs noms de la famille du Ca?d.

Sans crier garde, l?administration fran?aise a arr?t? Cheikh Sa?d, en tant que responsable A.M.L. Pour se racheter, le Ca?d doit pr?senter un dossier incriminant Cheikh Sa?d.

Ce qu?il a fait en incitant un groupe de plusieurs individus ? signer des d?charges accablant Cheikh Sa?d, l?accusant d?anti-fran?ais et de les avoir incit? ? la r?volte.

Parmi ce groupe, il faut signaler qu?il se trouvait un honn?te homme, courageux et tr?s pieux, qui a refus? de signer la d?claration accusatrice. C??tait Mihoubi Arezki (dit Arezki Mouhouche). Il sort du bureau du Ca?d en criant. Il n?y a de Dieu qu?Allah et Mohammed est son proph?te, que Dieu nous pardonne. Cheikh Sa?d est condamn? ? 1 ann?e de prison ferme et incarc?r? ? la prison de S?tif.

La population de S?tif et Guelma avait beaucoup souffert de la r?pression de l?arm?e coloniale, comme d?autres populations ? travers toute l?Alg?rie.

Mais cela n?a fait que renforcer sa d?termination et sa solidarit? envers ses membres touch?s dans leur chaire et envers les prisonniers. Ces derniers ?taient trait?s en h?ros et ont re?u des aides multiples ?manant de toutes les couches sociales.
Ils ?taient enti?rement pris en charge : nourriture, soins, m?dicaments, visites etc? Moralement, les exactions de l?administration envers la population a eu l?effet contraire, le peuple Alg?rien se solidarise, se soutient et s?en sort tr?s renforc? dans ses convictions et son nationalisme
.

X. L?Amnistie et la lib?ration

Le gouvernement fran?ais, pr?sid? par le g?n?ral De Gaule se trouve dans l?obligation de voter une amnistie et lib?re tous les d?tenus politiques Alg?riens.
Cheikh Sa?d n?a donc pass? en prison que 10 mois sur 12. A sa lib?ration, il rentre ? la maison.
Mais l?administration de la commune mixte des Bibans ne l?entendait pas de cette oreille.
Malgr? la loi de l?amnistie, elle d?cide de mettre Cheikh Sa?d en r?sidence forc?e ? M?djana, si?ge de la commune.
L? aussi, la population de M?djana l?a pris en charge. Il recevait r?guli?rement les membres de sa famille, les anciens militants des A.M.L. et tous ses amis.
A M?djana, Cheikh Sa?d reprend discr?tement ses activit?s politiques au nez et ? la barbe de l?administration.

Au bout de quelques mois, il a ?t? lib?r? d?finitivement, tout juste ? temps pour reprendre ses activit?s au sein de l?association des Oulamas.
En effet Cheikh El-Bachir El-Ibrahimi et ses coll?gues, aussit?t lib?r?s, organisent la rentr?e scolaire 1946-47, ? travers toutes M?dersas d?Alg?rie et, particuli?rement, ? Et-tarbia wa Ta?lim ?, Cheikh Sa?d est affect? ? la M?dersa de Batna
.

XI. Cheikh Sa?d ? Batna :


- 1946-47 : Adjoint de Cheikh Moh? Chebouki ; Directeur de la M?dersa.

- A partir de 1947 jusqu?? 1953, il assure lui m?me la direction de cette unit?.

- Avec ses activit?s d?enseignant, il repr?sente l?Association des Oulamas dans la r?gion de Batna.

- Cr?e de plusieurs sections pour l?association, ? travers les communes et les douars de la r?gion.

- Organise et cr?e des M?dersas libres filiales de Terbia wa Ta?lim, jusque dans les douars les plus ?loign?s de la r?gion.



XII. Mission d?information et de prospection en France


Les Oulamas d?cident de reprendre les activit?s en France et en Europe, interrompues pendant la dur?e de la 2?me guerre mondiale (1939-1945) pour des raisons ?videntes.

A cet effet, Cheikh Sa?d est d?tach? pour quelques mois de la M?dersa de Batna, pour une mission d?information et de prospection en France et en Belgique.
Il rentre en contact avec ses anciens ?l?ves et militants de l?association, avec l?aide de qui, il parcourt les diff?rentes r?gions de France, principalement Paris et ses environs, le nord de la France et la Belgique.

A son retour, il rend compte ? son association sur l?opportunit?, de mettre sur pied une mission permanente.


XIII. Activit?s ? Sidi-Brahim et dans la vall?e de la Soumam :


L?action des Oulamas ?tait consolid?e ? Batna et dans les Aur?s. Cheikh Sa?d est mut? ? la M?dersa d?Akbou ( W. de Bougie) qu?il dirige pendant 2 ans.

En m?me temps qu?il dirige la M?dersa, il contacte ses anciens ?l?ves et militants en France, pour cr?er de nombreuses sections pour les Oulamas. A travers la vall?e de la Soumam : ? Beni-Mansour, ? M?Chedallah, ? Cherfa (W. de Bouira), ? Tazmalt, ? Beni-Abbas- Akbou et ? Iouazllagguen (W. de Bougie).

A Iouazallguen, o? se trouve une minorit? de Charfas, les descendants de M?hammed Oussa?d, qui sont nos parents tr?s ?loign?s (parents des A?t M?hammed Oussa?d de Sidi-Brahim), Cheikh Sa?d a ?t? fortement aid? et soutenue, malgr? une certaine r?ticence, ?ph?m?re de ces montagnards d?Iouzallguen.

A Sidi-Brahim, son pays natal, il avait cr?? au par avant une forte section pour l?Association des Oulamas et deux M?dersas : El Feth ? Metchik et An-Nasr ? Ighil-Ouakal (Tizi-Ikachouchen).

Ces deux M?dersas sont dirig?es principalement par des disciples de Cheikh Sa?d, comme le Cheikh Kasmi Moh? Teyeb El-Mahfoudh, Cheikh Mohamed ou Ahmed Dilmi, Cheikh Laarbi Sa?doune et m?me le ? fameux ? Cheikh Ahmed Kadri, qu?on a en vain essay? de r?cup?rer apr?s que le Ca?d l?ait ?ject? de son secr?tariat, que Dieu lui pardonne. Mais cette main tendue n?a pas servi ? l?am?liorer.

Par la suite, l?association a d?l?gu? d?autres enseignants venus de Constantine. Citons ? ce sujet, l?honorable Cheikh Ali El?Djilali, qui a longtemps dirig? la M?dersa El-Nasr, jusqu?? sa mort en martyr de la r?volution. Il a ?t? ex?cut? par les soldats coloniaux en m?me temps qu?une ?lite de la r?gion : (? citer tous les martyrs de la mosqu?e qui porte aujourd?hui le nom El-Feth).

La cellule ou section de Sidi-Brahim est confi?e ? son fr?re Yahia Boutekedjiret comme secr?taire g?n?ral. Mais en fait, il est le g?rant permanent et inlassable (ayant une double culture et une rare intelligence, doubl?e d?une patience philosophique).

Il est aid?, surtout, par le courageux Dilmi Mohamed Sa?d comme pr?sident et d?autres militants, tous d?vou?s et tr?s attach?s ? la culture et au savoir. La plupart sont morts en martyrs, fusill?s devant la mosqu?e m?me. Une st?le comm?morative porte aujourd?hui leurs noms.

Plusieurs ?l?ves ayant fr?quent? ces M?dersa ont r?ussi au certificat d??tudes et envoy?s ? l?Institut Ben-Badis ? Constantine pour des ?tudes secondaires et une formation compl?mentaire.
La plupart de ces ?l?ves, ?taient ? leur cours lorsque la guerre d?ind?pendance est d?clar?e. Nombreux sont ceux qui ont rejoint les maquis et plusieurs d?entre eux sont morts en martyrs.

A l?ind?pendance d?s l?ann?e 1962, les deux M?dersas de Sidi-Brahim ont fourni quelque 17 enseignants en langue arabe, ? notre ?ducation nationale naissante. Ces enseignants sont tous directement ou indirectement des disciples du Cheikh Sa?d El-Bibani.


XIV. 2?me mission en France

Cette fois-ci, Cheikh Sa?d est envoy? en France pour renouer avec ses activit?s d?avant guerre. Il reconstitue la section parisienne, avec son si?ge permanent ? Saint Denis. Il cr?e d?autres sections notamment ? Bellegrade, tout pr?s de la fronti?re Suisse, non loin de Gen?ve. Cette section est tr?s utile. Elle est confi?e ? des militants li?s, s?rs et honorables. Elle est souvent utilis?e comme point de passage vers la suisse.(**)-

La section de Paris :


Elle est pr?sid?e par Mr Rouag Mohamed, un travailleur de v?tements de la rue ? la goutte d?or ?. Il est originaire de Constantine, un bon administrateur du Cheikh Benbadis, second? par El-Hadj Lounis, un commer?ant de Saint Denis, tr?s g?n?reux. C?est l?un des plus forts piliers de la section. Plusieurs personnalit?s participent ? l?activit? de la section. Ce sont des nationalistes fervents. Comme -le futur colonel de l'ALN-? Amirouche Ait Hammouda?, Cheikh Abd-Elhafidh Amokrane, Cheikh Bachir Izemrane, Arezki Sa?ghi, des gens de Sidi-Brahim, comme Sa?d Belguendouz, Amar Sidi Salah, Titouh Sa?d, Azougui Ali et aussi des ?tudiants Alg?riens et moyen Orientaux (Egyptiens et Syriens). Ce sont tous de tr?s bons ?l?ments, des travailleurs confiants (***).

Les activit?s au sein de la section sont multiples : cours du soir pour les ouvriers, des conf?rences et r?unions les dimanches et jours de f?te,.visite d?autre localit?s en dehors de Paris et Saint Denis, d?placements en province, etc?


Activit?s politiques et r?volutionnaires :


C?est une activit? semi-clandestine. Elle concerne des ?l?ments tr?s s?rs et d?vou?s. Elle consiste ? expliquer la R?volution Alg?rienne et pr?pare des combattants. Cheikh Sa?d ?tait en liaison continue avec le feu Cheikh Larbi El-Tebessi, le pr?sident des Oulamas. En F?vrier 1956, Cheikh Sa?d a envoy? son fr?re Ali en Alg?rie pour rendre visite ? la Famille et contacter l?association. Cela a co?ncid? avec la ? fameuse ? visite ? Alger Gui Mollet, chef du gouvernement Fran?ais.

Le fr?re Ali ?tait charg? de rendre visite au pr?sident des Oulamas, qui travaillait continuellement au si?ge de l?association ? la Casbah. En ce d?but de 1956, les Oulamas travaillent encore l?galement et ne tarderont pas ? saborder l?association pour rejoindre le F.L.N. et plonger dans la clandestinit?.

A son retour ? Paris le fr?re Ali est charg? par Cheikh Laarbi Tebessi d?un message clair et tr?s rigoureux ? l?adresse de Cheikh Sa?d : ? recruter des combattants et les lui adresser ?.
Le mot d?ordre ?tait : ? je viens de la part de Cheikh Sa?d vous transmettre ses salutations fraternelles ?. C?est comme cela que de nombreux alg?riens vivant en France, rejoignent le maquis et la r?volution arm?e. Parmi ces jeunes combattants, il convient de citer le tr?s volontaire Ali Cherif M?hana, un grand ami de Cheikh Sa?d et de la famille, mort en martyr au champ d?honneur en grande Kabylie.



XV. D?part de Cheikh Sa?d de la France :


La vie pour Cheikh Sa?d en France est devenu insupportable. La police le cherche d?un c?t? et les M?ssalites de l?autre. Il a ?t? arr?t? ? plusieurs reprises, puis rel?ch?. Il prend la d?cision de quitter la France. La police fran?aise est all?e le chercher. Cette derni?re fois au si?ge de la section ? Saint Denis. Il n?a pu ?chapper que gr?ce ? une ruse.

Cheikh Sa?d ?tait seul ce jour l? au si?ge. La police, en s?adressant ? lui, demande ? voir El-Bibani. Cheikh Sa?d les induit en erreur en r?pondant en ces termes. ? Ah c?est bien dommage, il vient de partir il y?a 2 ou 3 minutes ; il a pris cette direction ?, en leur indiquant une ruelle, ? vous pouvez le rattraper, si vous vous d?p?chez ?.

Les policiers courent apr?s son ombre et El-Bibani prend une autre direction apr?s avoir ferm? le local. Quelques jours apr?s, le F.L.N. l??vacue en Suisse(****), en utilisant les services de ses amis ? Belgrade. Il demeure quelque temps en Suisse o? il rejoint Ferhat Abbas. De l?, il rejoint la d?l?gation ext?rieure du F.L.N au moyen Orient, qui l?affecte au bureau de Damas, o? il retrouve Cheikh El-Ghassiri son ancien coll?gue ? l?Association des Oulamas. Apr?s une ann?e ? Damas, il s?envole ? Djedda en Arabie Saoudite, pour seconder Cheikh El-Abbas ben Cheikh El-Hocine ? la mission diplomatique du G.P.R.A.

Durant son s?jour en Suisse, pr?cis?ment ? Berne, il recevait beaucoup de militants en provenance de France, et principalement de Paris, qui sont all?s lui rendre visite et recevoir ses directives. Apr?s le d?part de Cheikh Sa?d c??tait, en quelque sorte, son jeune fr?re Ali, ?tudiant ? l?universit? de Paris, qui le remplace pour ?claircir des situations tr?s d?licates. En effet des groupes de M?ssalistes, vraiment des nationalistes sinc?res, voulaient ?tre fix?s sur les activit?s du F.L.N. et sa sinc?rit? envers l?Alg?rie. Ils avaient confiance en Cheikh Sa?d, ce dernier n?est plus ? Paris. Ils ont appris que son fr?re vit toujours ? Paris. Ils ont demand? ? le voir. Les anciens militants de Saint Denis ont contact? le fr?re Ali et il a r?pondu positivement.

Le 1er contact concernait un groupe de 500 ouvriers qui cotisait tous au M.N.A. de M?ssali Hadj. Le fr?re Ali est all? leur rendre visite ? Argenteuil, ? l?ouest de Paris, ? 23H, en pleine nuit. Il est accompagn? par El-Hadj Lounis Brahim. C??taient des ouvriers tous originaires de l?Oranie.

Ils les ont correctement re?u. La conversation n?a commenc? qu?apr?s le repas du soir. Elle n?a dur? que quelques minutes, le temps d?entendre la ? v?rit? de ma bouche ?. La semaine suivante, les 500 bonhommes apportent leur cotisation au F.L.N.

Un deuxi?me contact a eu lieu au sud de Paris, ? Corbeil-Essome. C?est ?galement avec un groupe de l?ouest, clients d?un restaurateur de la r?gion de Mansourah les Bibans bien connu de notre ami Zitout El-Mahfoudh de M?Zita et qui a servi d?interm?diaire de ce cas.

Le contact a eu lieu dans une voiture, stationn?e assez loin du restaurant en pleine nuit. Zitout ?tait pr?sent ainsi qu?un responsable du F.L.N., Si Ahmed Tassira, originaire de Tigzirt sur mer, ?galement un militant form? par Cheikh Sa?d.

Quelque temps apr?s, le hasard m?a fait rencontrer Si Kaddour, le chef du groupe de Corbeil ? notre caf? de la rue Traversi?re. J?ai appris qu?il ?tait venu remettre les cotisations ? un ?tudiant, qui a ?t? d?sign? par le F.L.N. et que je connaissais bien, Tahar Hamdi.

Les deux cas sont signal?s pour mettre en ?vidence la consid?ration et la confiance dont Cheikh Sa?d b?n?ficiait aupr?s de la masse ouvri?re Alg?rienne en France. Un autre litige opposant des ouvriers originaires de notre r?gion, Beni-Mansour, M?Chedallah et Chorfa ? deux militants du F.L.N., l?un est un ancien militant du P.P.A. Il s?agit de si Hamimi Aliane de Cherfa et l?autre Si Yahia ancien militant de l?U.D.M.A., de Maillot (M?chedallah). Il faut pr?ciser qu?en ce qui me concerne, je connaissais tout ce monde. Il suffit de mon simple t?moignage pour que la concorde s?installe.



XVI. Action de Cheikh Sa?d au Moyen-Orient


De Berne en Suisse, Cheikh Sa?d a rejoint la d?l?gation ext?rieure du F.L.N. au Moyen Orient. Il a ?t? affect? au bureau de Damas en Syrie. Il avait comme compagnon Cheikh Mohammed El-Ghassiri, qui est ?galement disciple de Cheikh Benbadis et coll?gue ? l?enseignement au sein de l?organisation. Le travail de la mission ?tait double :

1?) Repr?senter le F.L.N. aupr?s du gouvernement Syrien.

2?) Organiser la communaut? Alg?rienne dans ce pays.

A Damas, il a retrouv? quelques uns de ses ?l?ves boursiers de l?association et envoy?s en Syrie pour poursuivre leurs ?tudes secondaires et universitaires. Il les a impliqu? intelligemment et raisonnablement pour l?aider dans sa mission, sans toutefois nuire ? leurs ?tudes.

Son s?jour ? Damas a dur? une ann?e : 1956-57. Puis, il est mut? ? Djedda, en Arabie Saoudite, comme adjoint au Cheikh Abbas ben Cheikh El-Hocine. Comme ? Damas, son travail consiste ? repr?senter le G.P.R.A. aupr?s du gouvernement Saoudien et ? organiser la communaut? Alg?rienne. En plus, en p?riode du p?lerinage, il multiplie ses contacts avec les p?lerins alg?riens venus d?Europe et d?Alg?rie et, aussi. les autres p?lerins venus du monde musulman. Les m?mes contacts se r?p?tent durant toute l?ann?e avec p?lerins venus pour la Omra.

A Djedda Cheikh Sa?d a cass? un tabou, se mettre r?guli?rement en contact avec le consul g?n?ral de France, qui est alg?rien, tr?s bon musulman et ayant une double culture, arabe et fran?aise. Il s?agit de Cheikh Hamdi, qu?il devait conna?tre au par avant, parce qu?il est aussi un membre fondateur de Mosqu?e de Paris, comme Cheikh Benghabrit et Hamza Boubakeur et autres encore. Ce rapprochement avec le consul g?n?ral de France ?tait tr?s utile. Cheikh Sa?d obtenait de lui des passeports et des laisser passer pour des Alg?riens en difficult?.

Cette mission diplomatique ? Djedda a dur? 7 ans, de 1957 ? 1964.
Cheikh El-Abbas est rentr? en Alg?rie au d?but de l?ind?pendance en 1962. Cheikh Sa?d a poursuivi sa mission jusqu?? son rappel en Avril 1964.


XVII. Retour en Alg?rie en Avril 1964


De son retour en Alg?rie, ? la fin de sa mission ? Djeddah, il opte pour l?enseignement. Il a int?gr? l?Ecole Nationale des Cadets de la R?volution ? Kol?a, une ?cole ouverte pour accueillir principalement les orphelins de guerre, mais elle a accept? aussi d?autres jeunes hommes pour un enseignement g?n?ral et une formation militaire.

Cheikh Sa?d enseigne dans cette ?cole pendant quelques 8 ans. Puis il a enseign? au Coll?ge d?Enseignement Polytechnique de Kol?a, la langue Arabe pendant deux ans avant de prendre une retraite bien m?rit?e mais qui n?a pas dur?e trop longtemps. Il mourut une ann?e plus tard le 16 Ao?t 1976 a Alger . Il est enterr? ? Sidi-Brahim l? ou tous ses parents sont n?s.

Document r?dig? par Ali BOUTEKADJIRT (son frere)
Post? et Not? au site par Moeez El Bibany (son fils)


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(*)-A.M.L: Les amis du manifeste et de la libert?. Les membres des oulemas activaient politiquement souvent au sein de ce mouvement.

(**) Voir : Observance religieuse et sentiment politique chez les Nord-Africains en m?tropole, 1952-1958- Michel RENARD
Notes: 6 - Les tentatives d'implantation de l'association des Oul?mas en m?tropole se situent ? deux p?riodes distinctes : en 1936-1938 avec les "Cercles de l'?ducation", et en 1952-1954 avec diff?rents comit?s locaux ? Paris, Marseille et Lyon sous la direction de Yalaoui et Bouchama puis de Sa?d El Bibani.
http://recuerdo.macreablog.com/rub1671/

(***) وفي بداية الخمسينيات كلفت جمعية العلماء ربيع بوشامة وسعيد البيباني بإعادة تنشيط النوادي الإصلاحية. وفي ديسمبر 1952م تأسس رسمياً نادي التهذيب في باريس وعين على رأسه ربيع بوشامة(8).
13 نهج أغسطس بولان : وفي بداية 1954م تحول المقر الرئيس للنوادي إلى "13 نهج أغسطس بولان" الواقع في مدينة سان دونيس في ضواحي باريس. وفي العام نفسه تأسست نوادٍ أخر في المدن الفرنسية التي يوجد فيها بكثرة المهاجرون العرب ( فيتري، ليل، روبي، مرسيليا، موتيرو، بليجارد،...) وأصبح الشيخ سعيد البيباني مشرفاً عاماً على النوادي الإصلاحية وممثلاً رسمياً لجمعية العلماء المسلمين في فرنسا( ).
http://www.almujtamaa-mag.com/Detail.as ... emID=19448


source: Le Jeune Musulman, n 29, 26 mars 1954




(****): Le chahid Ali Boumedjel lui a remis un passeport Francais pour voyager
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