M'Hamed ISSIAKHEM

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M'Hamed ISSIAKHEM

Messagede mbibany » Jeu Déc 22, 2005 07:40

La vie privée et professionnelle d’Issiakhem, thème de deux conférences à Alger


La femme et la vie rurale dans les œuvres de l’artiste peintre M’hamed Issiakhem ainsi que sa vie privée, ont été les thèmes de deux conférences organisées, hier à Alger, par MM. Ali Hadj Tahar ami de l’artiste, et Ben Amar Mediene, professeur en histoire et philosophie d’arts en France.

A l’occasion de la commémoration du vingtième année du son décès, M. Hadj Tahar a insisté sur la capacité de l’artiste, par ses différentes œuvres, à exprimer les préoccupations de la société algérienne.

Evoquant les œuvres d’Issiakhem, le conférencier a mis en exergue la place primordiale qu’occupait la femme, et plus précisément la femme rurale, dans ses toiles, en l’occurrence, la Veuve du Chahid en 1968, la Guezzana en 1983, ainsi que "la Chaouia" en 1978.

Il a, par ailleurs, insisté sur l’attachement du peintre à son art, même dans les moments les plus difficiles qu’il a vécus, notamment durant sa maladie en début des années 1980. "Il ne pouvait s’arrêter de peindre même lorsqu’il pesait pas plus de 30 kg, en raison de sa maladie", a-t-il souligné.
"Le peintre faisait un regard d’adieu au monde de l’art, mais avec un courage et une force morale et une fierté introuvable chez les autres", a-t-il encore ajouté.

Sous l’effet de la chimiothérapie, précise le conférencier, "il a peint Mohamed Saïd Ziad en 1983, la Dépression en 1980 ainsi que son propre autoportrait en 1985".

Se référant à sa longue connaissance de l’artiste au plan personnel, M. Hadj Tahar a insisté sur les différentes et difficiles étapes qu’a connues M’hamed Issiakhem, mettant en exergue l’amputation de sa main gauche, à l’âge de 15 ans, causée par l’explosion d’une grenade.

L’accident, ajoute le conférencier "ne l’a pas empêché de rejoindre l’Ecole nationale des beaux-arts d’Alger, puis l’Ecole supérieure des beaux-arts à Paris en 1955, pour se faire un chemin dans le monde de l’art contemporain, et devenir l’un des ses fondateurs en Algérie", a-t-il souligné.

Pour sa part, M. Mediene a évoqué, dans son intervention, le poids de l’artiste sur la scène internationale en précisant que "Si M’hamed n’accordait pas d’importance uniquement aux visages, mais également aux paysages, aux montagnes, aux portes et même aux fenêtres".

Né le 17 juin 1928 à Ath Djennad, près d’Azzefoun (wilaya Tizi-Ouzou), s’inscrit en 1947 à la Société des beaux-arts, puis à l’Ecole nationale des beaux-arts d’Alger où il fut l’élève du célèbre miniaturiste Mohamed Racim.
En 1951, il expose pour la première fois à la galerie André-Maurice à Paris avant de suivre, de 1955 à 1958, les cours à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts dans la même ville, puis dans les ateliers de Raymond Legueult et d’Edouard Georges.


En 1955, il expose Le cireur au Festival mondial de la jeunesse et des étudiants à Varsovie et, deux ans plus tard, ses illustrations sur la torture en Algérie paraîtront dans la revue ’’Entretiens’’.


Source: EL MOUDJAHID -21 décembre 2005
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