De Montreal a Tazmalt (Bejaia)

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De Montreal a Tazmalt (Bejaia)

Messagede tikouk » Lun Nov 06, 2006 02:17

VOYAGE DE NADIA (LE) 60’

Samedi 28 Octobre, Séance 2, à 21h00
Nadia Zouaoui, Carmen Garcia
Canada (2006)

Après 16 ans d’absence, Nadia retourne à Tazmalt, son village natal en Algérie, qu’elle a quitté suite à un mariage arrangé avec un Algérien de Montréal. Les murs des maisons et les traditions ancestrales continuent de diviser les hommes et les femmes, mais ces dernières semblent plus prisonnières que jamais dans un monde dominé dorénavant par l’islamisme radical. Tout en rencontrant les femmes de son village, Nadia raconte de façon intimiste ses souvenirs de femme soumise et la femme libre qu’elle est devenue au Québec.
En présence de la réalisatrice

Office national du film,
1564 rue St-Denis, Montréal,
Tél. (514) 496-6887. Cin
Prix : 7 $ et 5 $ pour les étudiants et les aînés.
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avert, oui, quand on a vu le film avant de commenter!

Messagede tikouk » Mer Nov 08, 2006 02:03

en parlant d'etre averti, on est averti quand on a vu le film avant de commenter.

j'ai visionne le film en presence de la realisatrice.

elle a pris le soin de preciser avant le film que l'expression "islamisme radical" n'est pas d'elle et qu'elle ne voulait pas ce documentaire contre l'islamisme mais plutot pour denoncer une certaine situation des femmes dans les societes patriarcales mediterraneene.

bon bref.

SUR LE PLAN TECHNIQUE

le film est bien tourne. la dame a donne la parole a pratiquement tout le monde dans le village, les femmes, les hommes, grands et petits et elle a reussi a faire parler tous ses personnages de facon naturelle. la trame documentaire roule de facon fluide sans temps morts et la narration est bien articulee.

SUR LE PLAN SEMANTIQUE

la film donne l'impression d'analyser le contraste de liberte en l'Algerie et le Canada. Or, a quelques dizaines de Km de Tazmalt, au centre ville de Bejaia, les choses sont differentes. c'est donc plutot un contraste entre le conservatisme des campagnes et le liberalisme de la ville comme il existe au Quebec un contraste entre Montreal (la ville) et la Gaspesie (campagne).

La realisatrice se presente dans le documentaire comme etant en sorte de mission civilisatrice qui voudrait voir la liberte des femmes canadiennes projetee sur les femmes de Tazmalt et ce genre de film peut servir bien-sur d'alibi, independamment de la volonte de la realisatrice, aux occidentaux qui cherchent a demontrer un manque de liberte dans le monde islamique pour ainsi imposer leur modele de liberte et de valeurs.

Voila mon cher BOUKABRINE.

Et toi? as-tu vu le film? ... dans le reve, peut-etre?
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Nadia tazmalt

Messagede BOUKABRINE » Mer Nov 08, 2006 07:50

Cher frere Tikouk.

La lecture de tes contributions dans les différents forums me laissent croire sans aucun doute que vous êtes armé de logique et de raison; d'ailleurs je vous ai felicité dans une de vos réponses sur un forum.

Cedi dit, loin de vouloir engager une polémique a ce sujet, je voulais simplement rappeller que les populations d'ath mlikeche et particlièrement les femmes, sont connus historiquement pour être des resistantes à la domination coloniale; sais tu mon frére que la région n'a été colonisé qu'à partir de 1890 (c'est la dernière région d'algérie à être occupée par les français), grace à la resistance des valeueuses populations qui ont pour arme principale leur foi en l'islam;

Le film fait fi de cette glorieuse histoire et on ne peut admettre la libérté au seul aspect de modernité; la femme kabyle est l'une des rares femmes libres dans le monde et ce n'est pas avec une virée au Canada qu'on apprendra à nos femmes la recette d'être libre et indépendante. L'analogie faite entre la kabylie et le Canada n'a d'objectif que de jeter l'amalgame sur les soit disants obstacles de l'islam pour la libérté de la femme.

La réference a Sidi el moufok dans la région, face à plusieurs tentatives de mettre fin à ses traditions, est révélatrice, autant pour les hommes que pour les femmes de la région, de porter le flambeau de l'islam haut et fort malgré les agressions permanentes du RCD dont Nadia fait partie.

Réussir un tel film au double plan technique et sémantique demande, je crois beaucoup d'argent, pour lequel il est normal de demander l'origine; Oui de l'argent occulte déstiné evidement à combattre l'islam en utilisant les sentiments de frustration de nos femmes. Je vous assure que le film n'est pas inocent en la matière.

Abderrahmane BOUKABRINE
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REACTION DES MAK-istes

Messagede mbibany » Mer Nov 08, 2006 15:51

Contributions:

Nadia Zouaoui. Regard simpliste ou entreprise revancharde ? par Nora L.



Nadia Zouaoui est la réalisatrice et scénariste d’un documentaire sur la femme kabyle, Le Voyage de Nadia, projeté le 28 octobre passé à Montréal dans le cadre du Festival du monde arabe.


Nadia est une Kabyle vivant au Québec depuis 18 ans. Elle y est arrivée à l’âge de 19 ans. Elle est venue rejoindre son mari, un immigrant algérien déjà installé au Canada et qui, le moment du mariage venu, est parti au pays se chercher une « vierge ». C’est du moins ce qu’elle affirme lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle, de la télévision de Radio-Canada diffusée ce dimanche 5 novembre 2006. Une émission qui draine environ deux millions de téléspectateurs pour une province qui compte sept millions d’habitants !

Depuis, Nadia a fait son chemin.

Documentaliste de son état, elle vient donc de réaliser un documentaire dans son village natal, à Tazmalt en Kabylie, où elle « traite » de la condition de la femme kabyle.

Il ne s’agit pas ici de commenter le film, je ne l’ai pas encore vu.

En revanche, ses propos à ladite émission m’ont profondément interpellée, embarrassée.

Si Nadia s’était contentée de conter son expérience personnelle, je n’aurais rien trouvé à en dire.
Si elle s’était contentée de rendre compte de son documentaire, en mettant de l’avant toute la partialité d’un tel travail, qui ne peut prétendre rendre compte d’une réalité sociale dans toute sa complexité et sa diversité, elle aurait fait preuve d’une éthique professionnelle que pareille entreprise exige. Et je n’aurais rien à en redire.

D’autant plus que, comme Nadia, je suis très sensible à la réalité de la condition de la femme kabyle. Une réalité que je peux prétendre connaître aussi bien qu’elle, si ce n’est un peu mieux. Tout comme Nadia, je viens de Kabylie. Tout comme Nadia, j’ai autour de la quarantaine. Nadia n’a pas revu la Kabylie depuis dix huit ans. Moi, j’y reviens cet été. Elle l’a quittée à 19 ans. Moi, à 35 ans.

Il n’est pas question ici d’étaler mon parcours de vie. De toutes les façons, il n’intéresserait aucunement Nadia. Il ne correspond pas à l’idée qu’elle se fait de la femme kabyle. Et les portraits de victimes ont une plus grande valeur marchande.

Ce qui est choquant dans son discours, c’est le manque d’humilité, la prétention et la malhonnêteté intellectuelle dont elle a fait preuve lors de cette émission.

L’identité est ce point aveugle du miroir, dit la psychanalyse. Nadia a la prétention de s’en saisir. Et de l’étaler en plein public, non pas dans un effort de compréhension, de dépassement de soi et de remise en cause. Ses propos sentent une revanche sur un passé auquel elle n’a pas réglé son compte. Mais cela, ne concerne que son moi profond, en espérant que les plateaux télé l’aident à s’en délester et à se sentir mieux.

Il n’est pas question non plus d’appeler à la censure. La création doit rester libre de toute considération. Encore qu’un documentaire n’en a pas totalement ce privilège.
Son documentaire interpelle, interprète le vécu des Kabyles et de la Kabylie. Il peut donc, à son tour, être soumis à une demande de reddition de comptes.
J’attends de voir si la fibre esthétique de Nadia va au-delà de la tentation voyeuriste et du frémissement sordide que provoque le viol de l’intimité, celle d’une société montagnarde, non habituée aux artifices, aux faux-semblants et aux parades de séduction.

Nadia a beaucoup parlé de virginité, d’honneur, de violence, d’enfermement et de crimes d’honneur.
Il n’est pas question de faire dans le déni de la réalité. L’obligation de virginité tourne à la névrose collective en Kabylie.
Mais Nadia, dans sa prétention à généraliser à toute la Kabylie, sait-elle qu’en Kabylie, les filles ont ouvert des voies insoupçonnables pour contourner cette fatalité ?

Quant à l’enfermement, en dehors de certaines poches sociales (notamment parmi les grandes familles maraboutiques ou de la bourgeoisie), l’enfermement des femmes est un « mensonge sociologique », puisqu’en Kabylie, les femmes kabyles, c’est connu, travaillent à l’extérieur, et ce depuis la nuit des temps. Nadia le sait-elle ?

Sur la violence, Nadia rassure qu’en Algérie, les lois existent. Les femmes n’y font pas appel, car elles ont peur. C’est de la faute à la culture kabyle, l’islam n’a rien à y voir, tonne-t-elle.

Le crime d’honneur, que Nadia dit se pratiquer en Kabylie plus qu’ailleurs en Algérie, a pratiquement disparu de Kabylie. Le dernier qui en a défrayé la chronique locale remonte à 2001 et concerne….une histoire de voisinage ! Rien à voir avec l’honneur des femmes !
Les Kabyles, qui ne sont pas plus suicidaires que les autres peuples, se contentent, aujourd’hui, de renier la fille fautive au pire des cas. Ou déposent l’enfant de la honte à l’assistanat public. Même celles qui osent garder leur enfant, la loi les empêchent de lui donner un nom, une dignité. Nadia sait-elle que cette loi est une loi algérienne, qui s’inspire de la charia ?

Il a fallu que ce soit un des invités, le chanteur P. Bruel, pour rappeler l’existence de cette loi moyenâgeuse qu’est le code de la famille

Nadia sait-elle que, au tout début du multipartisme en Algérie (1998-1990), c’est en Kabylie (à Tizi-Ouzou et à Bgayet) que les seules grande manifestations de femmes contre le code de la famille et pour leurs droits…eurent lieu dans ce pays kabyle ?

Sait-elle qu’en Kabylie, des femmes militantes, avec des moyens dérisoires, essaient depuis plus d’une dizaine d’années à mettre en place des cellules d’écoute, de l’aide psychologique et juridique ? Que la demande dépasse de loin les modestes moyens ? Que l’État ne les aide pas du tout, si ce n’était quelques ONG internationales ?

Nadia sait-elle que la clinique gynécologique et obstétrique de Tizi-Ouzou porte le nom de Nabila Djahnine, militante féministe assassinée par les islamistes ?

Des femmes qui luttent en Kabylie, cela existe.

Mais cela, Nadia l’a compris, ne fait pas vendre.

Il fallait frapper fort l’imagination d’un auditoire qui venait de découvrir que Kaboul, c’est en Kabylie.
Il fallait faire fort : la course aux financements de projets en Amérique du Nord est ardue, concurrentielle, impitoyable. Et tellement précaire !
Je ne sais pas si Nadia a gagné sa prochaine bourse. Une chose est sûre : elle a les dents longues, acérées. Et la réflexion, courte !

Il n’est pas question non plus de lui dénier de se chercher les réseaux et les soutiens qu’elle estime nécessaires pour accomplir ce qui, apparemment, lui tient à cœur.

Mais quelques interrogations s’imposent d’elles-mêmes.

Se faire parrainer par le Consulat algérien est sûrement confortable. Et Nadia, ambitieuse qu’elle parait, doit sûrement savoir que certaines « liaisons » sont dangereuses !

Parader avec son documentaire dans le cadre du Festival du monde arabe risque déjà de heurter beaucoup de Kabyles. Elle doit le savoir. Mais de cela, elle doit un peu beaucoup se moquer.
Des Kabyles créatifs, inventifs, qui ont en dans le ventre, il y en a. Mais ils refusent de se brader par fidélité aux leurs et à leur patrie, la Kabylie, opprimés, agressés, assassinés par le Pouvoir algérien, la tutelle de son parrain. De cela aussi, elle doit un peu beaucoup se moquer.

Que Nadia s’improvise « journaliste » ou « scénariste », elle est libre, si elle estime avoir les compétences requises.
Mais qu’elle se dise une « féministe » qui a envie de libérer les femmes kabyles, elle est bien vaniteuse, puérile et « malhonnête » dans sa démarche. Et inconsistante.
Pour cela, il aurait fallu qu’elle regarde ailleurs que dans son miroir : dans l’histoire, la sociologie et la réalité politique contemporaine de la Kabylie.
Lire, cela lui aurait permis de dépasser sa petite vérité au profit d’un regard distancié, et donc plus objectif.

D’ailleurs, que dit-elle, Nadia, de sa petite histoire ? Pas grand-chose, au bout du compte ! Elle ne peut même pas prétendre à l’effet de démonstration. Elle s’est juste servie des histoires des autres.

Si Nadia était de bonne foi, elle aurait compris que si les histoires personnelles font partie de l’Histoire, elles ne font pas l’Histoire. Pour le coup de la féministe qui veut libérer les femmes kabyles, Nadia a de la hauteur à prendre. Et « les hauteurs se méritent » !

Qu’elle s’improvise « analyste » de la réalité de la femme et de la culture kabyles, devant les caméras canadiennes, elle est bien prétentieuse, elle qui n’a pas remis les pieds en Kabylie depuis dix-huit longues années. La réalité kabyle ne se limite pas au seuil de la ruelle de son village. Et elle n’a pas ouvert beaucoup de livres sur la Kabylie d’aujourd’hui.

La question des droits des femmes est particulièrement importante dans la société québécoise, très attachée aux droits des femmes et où le lobby féministe est des plus puissants.

Nadia ne pouvait mieux choisir son sujet. Et le consulat, aussi. Il fallait bien qu’il organise la contre-attaque.
Ferhat Mehenni vient trop souvent au Québec. Et les Kabyles du Canada peuvent avoir la mauvaise idée d’avoir des idées.

Me concernant, j’appelle mes compatriotes à aller voir le film. Il sera projeté dans les salles de cinéma à partir du 17 novembre, au cinéma du Parc (Montréal) et à la Maison du cinéma à Sherbrooke.

Et d’ouvrir le débat avec la réalisatrice, en espérant qu’elle ait la délicatesse d’aller à la rencontre du public.

Nora L.
--------------------------------------------------------------------------------------
ndlr makabylie.info

Dans l’extrait du film, notez la transcription du titre : "Le voyage de Nadia" en polices latines stylisées à l’arabe...
Ceci étant un mauvais présage pour la suite, car comme l’avait noté ServicesMontreal.com, "Ce documentaire courageux dénonce l’obscurantisme dont nombre de femmes sont encore victimes aujourd’hui en Kabylie, une région de l’Algérie. Jeune, Nadia Zouaoui s’était juré que sa souffrance ne serait pas vaine et qu’elle la crierait au monde entier. Après des années d’exil, elle retourne en Kabylie voir si les choses ont changé." ainsi madame Zouaoui s’était juré de se défouler sur la Kabylie et les Kabyles, elle a généralisé son cas à toute la gente féminine de la Kabylie, elle a extrapolé le machisme de son mari à tous les mâles Kabyles, quelle psychologie de bazar !

Remarquez que mme Zouaoua est spécialiste es-femmes victimes, Maroc : le nouveau droit de la famille et le statut des femmes, reportage de Nadia Zouaoui qui a pu réaliser ce reportage en tant que récipiendaire de la Bourse Nord-Sud, décernée par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

Au moment où les Kabyles de par le monde montrent au monde entier, qui feint de les ignorer, de les considérer comme un peuple entier, que malgré la chappe de plomb qu pèse sur leurs têtes, à cause du binôme arabo-islamiste, les Kabyles résistent tant bien que mal et les mains nues, osent envers ces appels depuis les ténébres et à l’encontre de ces psalmodies d’un autre âge, toutes voiles dehors, foncer tout droit devant, l’appel du progrès, de la modernité, de la justice sociale, de l’épanouissement de l’individu... étant le plus fort !
Voici que Madame Zouaoui s’y prend de manière magistrale pour saper le moral des troupes, de tous les Kabyles de bonne volonté, en réduisant les hommes à des brutes épaisses et les femmes à de pauvres brebis égarées... quelle vision simpliste et réductrice !
Même en anglais, on traite le Kabyle d’arriéré... cf le site NFB.COM

A courageous documentary exposing the obscurantism that still exists at the dawn of the 21st century in the Kabylie region of Algeria. The film recounts how women are held captive in their homes and illustrates the cruelty of customs dictating the status of women in family and society.

Fascinating individuals explain how these strict rules are imposed, divesting girls and women of the right to move about freely or speak out, and even depriving them of the desire to defend their rights and liberties. The underlying partriarchal violence inherent to the situation is evident - a violence that is often misused in the name of the Moslem religion and respect for traditions. Nadia’s Journey is a cry of revolt yet imbued with surprising sensitivity and poetry.
mbibany
 
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Re: Nadia tazmalt

Messagede tikouk » Sam Nov 11, 2006 01:01

Cher frere BOUKABRINE,

que veux-tu que je dise?

je ne vais pas partir en guerre sainte contre la realisatrice.

j'ai vu son film et j'ai ecoute ses reponses aux questions du public
et j'ai vu aussi son passage a l'emission quebecoise Tout Le Monde En Parle.

et je ne peux juger que sur les apparences!

et je suppose que c'est difficile pour une jeune realisatrice de jouer les Orson Wells et traiter son sujet a differents niveaux d'abstraction et de maniere complementaire.

une chose est sure: son documentaire fait des raccourcis et ignore certaines realites en Kabylie.

est-ce intentionnel au point ou le feminisme qu'elle declare ou son passe, qu'elle raconte comme tragique, l'amenent a se venger?

son doc fait-il partie d'un complot?

je l'ignore.

voila, maintenant en kabyle, en esperant que je m'exprime mieux.

takcict agui ath khuss cit allaf hama di teksit agui id sewwar
arnan assah manass cit avendeyriss les medias
ats yehdu rebbi agh dekhdham al film ifen wagui

intad amin!

BOUKABRINE a écrit:Cher frere Tikouk.

La lecture de tes contributions dans les différents forums me laissent croire sans aucun doute que vous êtes armé de logique et de raison; d'ailleurs je vous ai felicité dans une de vos réponses sur un forum.

Cedi dit, loin de vouloir engager une polémique a ce sujet, je voulais simplement rappeller que les populations d'ath mlikeche et particlièrement les femmes, sont connus historiquement pour être des resistantes à la domination coloniale; sais tu mon frére que la région n'a été colonisé qu'à partir de 1890 (c'est la dernière région d'algérie à être occupée par les français), grace à la resistance des valeueuses populations qui ont pour arme principale leur foi en l'islam;

Le film fait fi de cette glorieuse histoire et on ne peut admettre la libérté au seul aspect de modernité; la femme kabyle est l'une des rares femmes libres dans le monde et ce n'est pas avec une virée au Canada qu'on apprendra à nos femmes la recette d'être libre et indépendante. L'analogie faite entre la kabylie et le Canada n'a d'objectif que de jeter l'amalgame sur les soit disants obstacles de l'islam pour la libérté de la femme.

La réference a Sidi el moufok dans la région, face à plusieurs tentatives de mettre fin à ses traditions, est révélatrice, autant pour les hommes que pour les femmes de la région, de porter le flambeau de l'islam haut et fort malgré les agressions permanentes du RCD dont Nadia fait partie.

Réussir un tel film au double plan technique et sémantique demande, je crois beaucoup d'argent, pour lequel il est normal de demander l'origine; Oui de l'argent occulte déstiné evidement à combattre l'islam en utilisant les sentiments de frustration de nos femmes. Je vous assure que le film n'est pas inocent en la matière.

Abderrahmane BOUKABRINE
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re: REACTIONS DES MAKISTES

Messagede tikouk » Sam Nov 11, 2006 01:09

il est evident que les MAK-istes ne laisseront pas passer cette affaire sans cracher un peu plus sur l'islam ...

... jusqu'a ce que leur crachat leur retombe sur la figure.

il ne perdent rien pour attendre.
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Nadia Zouaoui au TAXI MAGHREB

Messagede mbibany » Ven Nov 24, 2006 15:59

Nadia Zouaoui
Communiqu?



Le documentaire Le Voyage de Nadia a suscit? beaucoup de d?bat sur la r?alit? de la situation de la femme au Maghreb en g?n?ral et en Kabylie en particulier.

L'?mission Taxi Maghreb sur les ondes de radio centre ville 102.3 FM va recevoir Mme Nadia Zouaoui Journaliste et co-r?alisatrice du documentaire pour aborder avec elle cette question ?pineuse de la situation de la femme dans cette r?gion du monde.



Samedi 25 nov ? partir de 22h30 sur les ondes de Radio centre ville 102.3 FM



***Le voyage de Nadia, de Nadia Zouaoui et Carmen Garcia***

A L'affiche Jusqu'au 30 novembre au Cin?ma du Parc ? Montr?al (fran?ais et
anglais)
http://www.onf. ca/webextension/ levoyagedenadia/ index.php? lg=fr





Taxi Maghreb
Lamine Foura <lfora@hotmail. com>
Date: Nov 24, 2006 11:18 AM
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Femmes musulmanes: entre cultures et traditions

Messagede amusniw » Ven Nov 23, 2007 23:45

QUOI: Journées de projections de films documentaires dans le cadre
« Québec : culture et diversité »

QUI:

Centre communautaire multiethnique de Montréal-Nord
Centre des femmes interculturel Claire

Invites:

Monsieur Mohamed Nekili, Association Internationale pour la Fraternité Amazighe (AIFA)
Madame Bouzourane Samia, Association Présence musulmane

QUAND: 7 decembre 2007 de 18h30 a 21h.

OU: La Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord
12004, Boulevard Rolland
Montréal-Nord (Québec) H1G 3W1
(Salle d'animation 203 de la bibliothèque)

Deroulement de l'activite:

1- Petite présentation du film documentaire Le Voyage de Nadia
2- Projection du film
3- Pause (collation)
4- Interventions au sujet des "Femmes musulmanes: entre cultures et traditions"
5- Discussion et échange

Avec une exposition d’articles en provenance de Kabylie.
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Anomalies

Messagede tikouk » Jeu Jan 31, 2008 01:36

Apres un deuxieme visionnement du film, voici quelques interrogations qui rendent le sondage des intentions de la realisatrice encore plus intrigant.

1. A la fin du film, et comme en guise de conclusion, la realisatrice affirme que:

"L'ecole algerienne a joue un role dans l'islamisation de la jeunesse. L'ecole nous a appris ce qui etait deja pense pour nous"

Est-ce la un diagnostic de la source du mal qui ronge les femmes de Tazmalt? L'islam serait-il pour quelque chose? ou est-ce l'ecole algerienne qui aurait mal enseigne l'islam a l'ecole? ou est-ce que l'ecole algerienne a endoctrine les jeunes musulmans de Tazmalt qui font aux femmes ce qu'on voit dans le film?

2. La realisatrice parle a un jeune garcon de 12 ou 13ans, en presence de sa petite soeur vetue d'une belle robe kabyle et lui demande est-ce qu'il aimerait que sa soeur mette un short.

Ayen a Madame Zouaoui, la belle robe kabyle de la petite fille mignonne ne vous a pas remplie assez les yeux?!!!

Vous ne croyez que c'est un manque de respect par rapport aux coutumes vestimentaires locales?

A quoi sert une telle question?

3. Pourquoi deambuler dans les rues de Tazmalt et dans le souk avec un pantalon Jean's qui moule ses formes. N'est-ce pas considere comme tenue indecente dans la region? ou est-ce encore un defi lance aux jeunes adosses aux murs qui prennet alors la realisatrice dans leur ligne de mire car ils n'ont rien d'autre a faire? Le chomage atteignant des proportions effarantes dans la region.

TROUVEZ L'ANOMALIE!
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